‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 14 sur 141 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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biliter ad atomorum exemplum cohaerere debere, quia in omni contactu corporis ad corpus nullum intercedit vacuura. Qua perpétua cohaerentia nihil est absurdius, nihii ab experentia magis alienum 1 . » Elle revient au fond à expliquer, comme Descartes, la résistance à toute division par le repos des parties au contact, opinion que Leibnitz repoussera toujours de toutes ses forces.

Si le repos des parties n'explique pas la cohésion, leur mouvement en sens directement contraire ne pourrait-il en rendre compte ? A n'en pas douter, c'est à Hobbes que songe ici Leibnitz ; et cette explication, qu'il fera sienne deux ans plus tard dans la Theoria motus abstracti, lui paraît beaucoup plus sérieuse * : c'est même la seule qui lui restera des corps et de leur répercussion après le choc 3 .

Mais dans la Conjessio naturae, il la repousse pour les raisons suivantes : « Sed supponamuâ corpus impingens non ea linea qua partes corporis impellendi occursura sunt, sed alia, obliqua fortasse incidere ; eo ipso statim omnis reactio, resistentia, reflexio cessabit contra Experientiam... Cohaerentiae ratio a reactione et omnino motu plane reddi non potest 4 . »

Si donc la cohésion des atomes ne peut s'expliquer ni par le repos ou le mouvement des parties, ni par leur continuité, ni encore* moins par la grandeur et la figure, « recte in reddenda atomorum ratione confugiemus ad Deum denique, qui ultimis istis rerum fundamentis firmitatem praestet 5 ».

En 1668, quand il écrit la Confessio naturae, Leibnitz n'a donc renoncé à aucun des principes de l'atomisme démocritéen et gassendiste, ni au mouvement des atomes, d'où dérivent tous les changements dans la nature et tous les phénomènes, ni à leur solidité essentielle, ni à leur grandeur et à leur figure déterminées. Mais faire la critique du

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