‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 26 sur 141 · Wd., p · texte numérisé non relu

Wd., p

impenetrabilitate » ; et c'est d'ailleurs de cette impénétrabilité, qui constitue son apte entitatif, qu'elle tient sa mobilité, non le mouvement actuel : « Crassum quiddam est et impenetrabile, et per consequens alio occurrente (dum alterum cedere débet) mobile 1 . » Mais si importante que doive devenir cette distinction dans l'avenir, on ne voit pas ce que dans l'état présent de la pensée de Leibnitz, la m~ tière y gagnait quand, au contraire, elle semblait devoir perdre l'aptitude infinie à la division ou l'infinie plastici nécessaire à là détermination de la matière par le mouv ment jusque dans ses dernières parties, ce qui constitue le principe indispensable de la philosophie corpusculair En tout cas, c'était plutôt un réquisit du sens commun q ne peut saisir le corporel que dans la résistance au to cher 2 , qu'une exigence de la raison, qui décidément ne sp cule, comme l'avait profondément vu Descartes, que si l'extension, la figure et le mouvement; et le fait est qi Leibnitz n'attribue à la matière, dans la lettre à Thomasiu de propriétés positives et utiles à la philosophie de nature que celles qui dérivent de son extension ou de Te pace pur, à savoir l'homogénéité, la continuité, la quanti indéfinie et la divisibilité à l'infini ; quant à la mobilit on pouvait l'attribuer aux parties de l'espace autant qu la matière, d'autant mieux que Leibnitz requérait comn Descartes l'intervention de Dieu pour leur donner d'aboi le mouvement primitif qui les détermine ; et une fois déte minées, elles pouvaient tenir de leur mouvement propr comme le dira dans YHypothesis physica nova Leibnitz lu même, les degrés divers de leur solidité et de leur rési tance à la pénétration.

Quoi qu'il en soit, ces différences notables prouvei assurément qu'en s'inspirant de Descartes, Leibnitz éta bien loin de s'en faire l'esclave et de le suivre à la lettre il garde son indépendance ; et dès lors qu'il n'entend p* disciples de Descartes que ceux qui prétendent respecta

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