D'après le titre même de la Theorîa motu abstracti
physique, étant l'œuvre de Dieu, et « Dei geometrisantis », st pas seulement réel, comme le mécanique, mais est outre exact, comme le géométrique *.
Seulement il importait au monde (intererat mundi, 187) que les lois abstraites du mouvement, bien qu'elles oient au fond appliquées en toute rigueur, y corrigeasit elles-mêmes par leurs effets prochains leurs effets ignés, au point de servir de fondement à des lois phyues qui semblent en différer du tout au tout. Et cela portait au monde, afin qu'il fût organisé pour le mieux, ir la plus grande convenance et pour le plus grand ordre, pposez appliquées par exemple dans toute leur nudité jans modification les lois abstraites de la réflexion, selon quelles les angles d'incidence et de réflexion sont inéîx, sauf le cas particulier de l'incidence de 30° ; et de là ait suivre que non seulement ni la vue ni l'ouïe ne sauent exister (visus audilusque existere non posse 2 ), is qu'à l'ordre du monde il manquerait quelque chose, > lors qu'il échapperait par exemple à cette loi, selon uelle la nature suit toujours les voies les plus aisées is la production de ses effets, et de laquelle le géomètre luit directement les lois de la réflexion et de la réfrac-
5 our obtenir et pour réaliser dans le monde la plus ite harmonie et la plus grande beauté, il fallait donc
. Phoranomus in Archiv., I, p. 577.
. Gerh., PMI., IV, 187.
. Cf. p. 18, note 3. « Leibnitz est souvenu revenu dans la suite
l'usage en optique de ce principe de la moindre action d'où irait la preuve que « les causes finales servent en physique ». r . par exemple Ibid., p. 340 : « Ainsi on voit que les causes les servent en physique, non seulement pour admirer la esse de Dieu, mais encore pour connoistre les choses et pour manier. J'ay montré ailleurs, que tandis qu'on peut encor diser de la cause efficiente de la lumière, que M. Des Cartes n'a
assés bien expliquée, comme les plus intelligens avouent mainint, la cause finale suffit pour deviner les loix qu'elle suit : car rveu qu'on se figure que la nature a eu pour but de conduire rayons d'un point donné à un autre point donné par le chemin Dlus facile, on trouve admirablement bien toutes ces loix, en )loyant seulement quelques lignes d'Analyse, comme j'ay fait s les Actes de Leipzig. » Cf. ibid., p. 318.
que Dieu en fît, comme dit Leibnitz, un tel sysl mît, comme il dit encore, une telle économie (œc qu'il modérât les effets immédiats des lois absti mouvement, et qu'il les fît converger vers les eff et vers les phénomènes observés par les sens. Il la fois qu'il tirât le physique du géométrique, et qu'il le fît différent des effets immédiats que l'on déduire du pur géométrique. Il fallait en un n ménageât par une organisation générale du mond sage du géométrique au physique : et c'est ici (\ admirer la pratique de Dieu opérant géométriquem l'économie de x l'univers (atque hic admirari lice Dei in œconomia rerum geomelrisantis) *. Ce qui en effet au corps pris en lui-même (corporibus i au mobile primitif simplement défini par les limi de sa figure géométrique et par conséquent di suivre par exemple dans le choc les lois expéri] de la réflexion, c'est l'élasticité 3 ; pour permett corps et dès lors pour permettre à tçus les corps c ces lois, et en général toutes les lois bien connue ment constatées de l'Optique, de la Musique, de tique, de YElastica, de la Science du choc (itXv) de impetu et percussione), voire même de la Myol la Pyrotechnique et de la Mécanique universelh donc l'élasticité et même une élasticité parfaite q venait au suprême degré de donner à leurs élémenl .est le problème que Dieu devait résoudre en réelle, par un acte non seulement de son intelligen de sa volonté créatrice, et qu'à notre manière nou! résoudre aussi en solution imaginaire 5 , à la fave
1. Gerh., Phil, IV, p. 187 (§ 20-21), p. 202 (§ 46), p. 2 Cf. Gerh. Math., VI, 240. — Phoranomus in Archiv., I, p