‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 40 sur 141 · P. 183, fin du · texte numérisé non relu

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hypothèse unique qui nous permette de retrouver la solution divine. Or à cette solution suffît l'hypothèse d'un "" r * baignant tous les corps, par exemple le soleil et les lètes de notre système, et remplissant toutes les parde l'espace que les corps n'occupent point, pourvu ement qu'on explique comment, sous les lois abstraites nouvement *, la rotation solaire lui communique autour îotre terre et des autres planètes une circulation d'où pour toutes les parties de la terre, pénétrées par er, l'élasticité requise par les lois concrètes du mouent.

our résoudre complètement le problème du raouvet, le philosophe, que ne peut contenter la simple anique, réelle, mais non exacte, est donc tenu, s'il veut 3 œuvre de science, d'en étudier d'abord les lois raites et rationnelles, en dehors du système et de l'écoie des choses ; il doit, s'il ne veut point laisser, comme 'a fait jusqu'à Leibnitz, de ténèbres dans la nature du ivement (ex his apparet quantum tenebrarum in natura us a philosophis sit relictum 3 ), constituer une Phoroia Elementalis : c'est l'objet de la seconde Dissertation ^eibnitz, adressée à l'Académie des sciences de Paris, > le titre significatif que voici : Theoria motus abstracti, ratioms Motuum universales, a sensu, et phaenomenis pendentes ; ou, comme il la désignait plus tard dans le Umen dynamicum de 1695 : « Theoria motus a systemate racta 4 . » Alors seulement il sera en état de rendre pte par les mouvements de l'éther, qui aussi bien pri- /ement est soumis aux lois de cette Phoronomie rationî ou elementalis, de l'élasticité des corps, de l'orgation du système, et de l'économie des choses, enfin mouvements réels qui, sous des lois physiques déri-

( Sed admirando Creatoris sive artificio sive ad vitam necesbeneficio, omnia corpora sensibilia ob œtheris circulationem ypothesin nostram sunt Elastica... », p. 188.

ma., p. 235.

! bid., p. 239.

3erh. Math., VI, p. 240.

vées des lois abstraites, se produisent dans le inonde : et c'est l'objet de la première Dissertation, adressée à la S. R. de Londres, sons le titre également significatif d'Hypothèse physique nouvelle, qui désigne l'hypothèse générale de l'Ëther, et de Théorie du mouvement concret.

Comme le disait Leibnitz, il y a donc une triple construction possible du mouvement 1 : « Geometrica, id est imaginaria, sed exacta ; Mechanica, id est realis, sed non exacta ; et Physica, id est realis, et exacta. » A la géométrique, « quae continet modos, quibus corpora construi possunt, licet saepe a solo Deo », répond la Theoria motus abstracti ; à la troisième ou à la « constructio physica, quœ continet modos quibus natura res effîcere potest, id est quos corpora producunt se ipsis », répond la Theoria motus concreti ; quant à la seconde, ou à la mécanique, « quœ continet « noslros » (se. modos motus producendi) », elle trouvera pour la première fois dans nos constructions physiques le fondement solide qui jusqu'alors lui avait fait défaut 2.

Ainsi se trouvent établis non seulement les rapports des deux traités, dans leur opposition singulière et curieuse, mais encore les rapports des mouvements réels et des mouvements abstraits, et enfin les rapports de la nature ou du monde des corps, continuant d'eux-mêmes leurs mouvements sous l'empire des lois abstraites aussi bien que concrètes du mouvement, et du géomètre divins qui, sans violer les premières, leur a prescrit une fois pour toutes les unes et les autres.

La base de cette construction physique ou physico-géométrique des mouvements qui se produisent dans la nature ou des mouvements réels, apparents et sensibles, est donc la Theoria motus abstracti, que nous allons à présent étudier.

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