V. ci-dessus p
HANNEQTJIN, II
82 études d'histoire de la philosophie,
petit que tout espace donné, et par conséquent un espace ible, inétendu ou un point *, dans un temps égalendivisible, inétendu ou dans un instant. Cependant ne qu'il existe des mouvements uniformes de graniifférentes, ou, ce qui revient au même, des vitesses ré différent, de même il existe aussi des çonatus qui nt entre eux comme les vitesses entre elles. Pour dre comparables, il est indubitable qu'il faut ou bien ser uniforme et constante la vitesse de l'écoulement nps 21 tandis que varierait la grandeur de l'espace iru par un mobile dans l'unité de temps, ou bien tout itraire la supposer différente pour une même unité gueur parcourue par des mouvements uniformes de différents. On peut faire l'un et l'autre ; et des phyi subtils 3 contemporains de Leibnitz, pour élucider nent les lois du mouvement accéléré, se livraient à et supposaient tour à tour comme point de compala vitesse constante de l'écoulement du temps et sse constante de ce qu'on pourrait appeler l'écoulele l'espace. Mais comme on ne sait ce que c'est que ement de l'espace, et comme il n'y a de vitesse apble du mouvement ni même de mouvement qu'en sant au temps, lequel n'est à son tour l'étalon des ïs qu'autant qu'il découle avec urfe vitesse consune vitesse uniforme d'écoulement, Leibnitz pose incipe qu'il doit être représenté (exponi*) « motu mi in linea eadem ».
r le temps uniforme, il n'y a donc point de doute, lémenta indivisibles sont tous égaux entre eux : ans, dit Leibnitz, instanti aequale » ; non qu'à les érer comme égaux et comme indivisibles il n'y ait
13, et 18 à la fin. Hobbes disait aussi (v. p. 40) : « id est r ictum. »
la fluence, comme dira Newton.
bri. V. sa théorie dans le livre de Mousnerius « Tractatus s de motu locali, auctore Petro Moùsnerio, Doctore Medico t
eycerpta ex praelectionibus R. P. Honorati Fabry Soc* ugduni M.DCXLVI. V. surtout pp. 110-112.
Th., PhiL, IV, p. 230.
quelque difficulté ; et c'était notamment la thèse qui conduisait par exemple H. Fabri *, en supposant répétée à chaque instant indivisible 1'impulèion qui produit l'accélération de la vitesse, et uniforme pendant cet instant le mouvement produit jusqu'à ce que survienne l'instant d'après une nouvelle impulsion, à prétendre que les espaces parcourus par un corps qui tombe dans les unités de temps successives correspondent aux termes de la série l* 2, 3, 4, 5, n, et non point, comme l'avait très justement établi Galilée, à ceux de la série 1, 3, 5, 7... (2 n-1). L'erreur de Fabri, Leibnitz l'évite soigneusement en faisant appel à sa définition de l'indivisible qui n ? est pas un minimum : l'instant n'est pas un minimum, bien qu'il soit un indivisible ; et cette distinction suffit à ménager la continuité d'une durée quelconque, même infiniment petite, nécessaire à l'intelligence des lois du mouvement accéléré. Mais il ne réussit à concilier la thèse de l'égalité de l'instant à l'instant, qui confère à l'instant le rang d'un dernier élément et d'une sorte d'indivisible absolu, avec celle de sa continuité nécessaire, que par la distinction toute scolastique de parties dans l'instant que, comme les scolastiques, il appelle des signa, mais qui, indistantes en fait et discernables seulement « in cogitante », sont comme simultanées dans l'instant indivisible et y coïncident à la fois entre elles et avec le tout qu'elles constituent ou l'instant : « Instans vero instanti aequale, ...quanquajn non desint instanti partes suae, sed indistantes (ut anguli in puncto), quas Scholastici, nescio an Euclidis exemplo, vocant signa, ut in iis apparet quae surit simul tempore, sed non simul natura, quia alterum alterius causa est : item in motu accelerato, qui cum quolibet instanti atque ita statim ab initio crescat, crescere autem supponat prius et posterius ; necesse est eo casu in instanti dato signum unum alio prius esse, etsi citra distantiam seu extensionem*. » Cette distinction subtile n'avait donc point d'autre objet que d'affir-