Ibid
l'autre ? Assurément non ; il arriverait seulement qu'en lui seraient à la fois, au moment du concours, et son conatus propre et le conatus de l'impingens, et que pour la même raison ce dernier verrait aussi à son conatus propre s'ajouter le conatus du corps qu'il rencontre. Plusieurs conatus, nous l'avons dit plus haut, peuvent d'ailleurs coexister en un même point de l'espace, à plus forte raison en un même mobile, chacun avec toutes ses déterminations, c'est-à J * ~ non seulement avec sa vitesse, mais encore avec sa c tion.
Si donc les mobiles ont la même ligne de mouve (linea motus), mais des vitesses contraires ou seule inégales, l'union des conatus fait qu'ils se retranchenl de l'autre, et qu'après le concours les mobiles von semble avec l'excès de la vitesse du plus rapide sur du plus lent 1 . Les lois du choc direct sont dès lors simples : elles se ramènent toutes à la simple soustra des vitesses primitives.
Quand les lignes de mouvement ne sont point les m et font un angle entre elles, dans tous les cas, en un où le choc n'est point direct, le problème du choc ne rait comporter la même solution. Leibnitz semble le ser en deux parties : dans un premier cas, si les coi sont inégaux, il prononce arbitrairement qu'ils se re chent encore, « servata plaga fortioris a », sans qu'on v< raison de cette conservation ; mais le second cas offr intérêt qu'il y trouve l'occasion d'invoquer, peut-être la première fois, le principe de raison suffisante : conatus incomponibiles sunt aequales, plaga mutuo < ditur (cas du choc direct), seu tertia intermedia, si dari potest, eligitur, servata conatus celeritate 3 » ; t. quoi, d'ailleurs, ils conservent leur vitesse primitive, 1 nitz ne le dit point et n'en pourrait sans doute donner cette raison moins que satisfaisante que le changemei