Gerh., PhiL, IV
108 études d'histoire de la philosophie.
l'axiome selon lequel il existe dans le continu un nombre actuel et infini de parties, est si loin d'y suffire, nous vons vu pourquoi, qu'elle n'empêche point le principe e la propagation à l'infini du conatus dans le plein d'exlure des lois du choc toute considération de masse et, a même temps qu'elle, toute division réelle et toute hété- ^généité physique. Il devenait donc nécessaire de faire ur un premier état du monde, aussi peu différent que ossible de la pure homogénéité, une hypothèse conveable et qui répondît aux conditions d'une hypothèse cientifique, c'est-à-dire qui dispensât autant que possible e toute hypothèse auxiliaire et surajoutée 1 , pour expliuer cette différentiation physique et progressive : hypoîèse qui, de notre part, suppose un choix entre d'autres ossibles, mais qui, si ellç est exacte, suppose aussi de la art de l'auteur du monde, un premier arrangement du londe, une organisation également choisie et voulue, ou, omme dit Leibnitz, une économie et un système. Reste à avoir si cette différentiation progressive n'en suppose oint une primitive, qui ruine l'hypothèse d'une homoénéité parfaite au commencement des choses et qui amène i théorie du plein à tourner dans un cercle.
Le premier devoir d'une hypothèse physique, écrit Leibitz à Fabri vers 1676, est de tenter (tentare) « an non phaeomena naturae difficiliora ex aliis quibusdam phaenolenis manifestis atque exploratis deduci possint 2 ». Et de lême qu'il se bornera, dans la Theoria motus concreti, la recherche des raisons « phaenomenorum nostri )rbis », par ce motif qu'il pourra les étendre ensuite aux utres mondes planétaires et même aux autres systèmes olaires, c'est-à-dire à l'univers entier 3 , de même il s'eforcera de déduire du phénomène fondamental de l'émis ion de la lumière solaire tous les phénomènes de notre tionde terrestre, « cum constet astrorum imprimis erran-