‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 2)Chapitre 64 sur 141 · Md., p · texte numérisé non relu

Md., p

Ce qui retenait les lois du mouvement abstrait loin des lois de l'expérience, de la mécanique et de la Phoronomia îrimentalis, c'était donc, somme toute, cette notion >lein, qui, même quand on le suppose formé d'indivi- ;s, n'offre nulle part les éléments d'une masse véri- 3. Car pour le différencier, et pour appeler indivisibles différentielles géométriques ou phoronomiques qui ltent de là, on ne les sépare point en fait les unes des es, et on laisse chacune d'elles en présence de la contié, sinon de la continuité, de toutes les parties du plein, ju'il fallait expliquer et comprendre, c'était donc comt de véritables éléments pouvaient naître d'un plein l'un fluide primitif, qui ne fussent pas seulement des rentielles, mais qui fussent séparés par des inter- )s finis, et qui, à la manière des corps discontigus, >sassent à une impulsion définie une résistance d'auplus grande qu'ils sont plus nombreux ou que la se qu'ils constituent par leur réunion est plus grande, omme d'ailleurs oïi ne saurait admettre que ces inter- >s fussent vides, mais tout au plus qu'ils fussent rempar une matière infiniment subtile en comparaison de olidité ou de la cohésion des éléments corporels, à i tentative ce n'était plus une hypothèse simplement nétrique et la méthode exclusive de différentiation lie suppose qui pouvait suffire ; il y fallait, en outre, hypothèse physique, telle que celle d'un éther qui nerait tous les corps. Et Leibnitz y a recours pour iquer d'abord comment se sont formés les éléments rets et réels de tous les corps, puis comment la rupde leur contiguïté et de leur continuité restitue à ceuxpuissance qui dérive de leur grandeur, enfin com- ; de l'élasticité et de la gravité que l'éther communique us ces éléments naissent les actions physiques qui dissent l'accora entre les conséquences des lois phomiques et les phénomènes livrés dans la nature h 3 observation. Tel était, si l'on s'en souvient, l'objet cipal que dans YHypothesis physica nova Leibnitz

s'était proposé, et c'est à le réaliser qu'il s'attache en complétant la Theoria motws abstracti par la Theoria motus concretL

Nous allons exposer cette dernière, en nou en faire ressortir les traits généraux, et er côté les détails purement physiques qui n'ont tion lointaine ou nulle avec la Theoria motui avec le dessein philosophique de Leibnitz.

Theoria motus concreti.

Si la difficulté de tout atomisme, qui, air l'avons vu, avait fait en fin de compte reçu est de nous contraindre à accepter comme .sans explication la grandeur, la figure et la s lues de l'atome, peut-être en est-ce une autr théorie qui part de l'hypothèse du plein comment s'y peuvent former des éléments dis hétérogènes, sans lesquels on ne pourrait re ni de la variété des qualités des corps et des ni même de leur grandeur finie et de leur mas «culier, la notion de la masse, indispensable, Leibnitz, à toute science de la nature et à la m* même, demeurerait hors des atteintes de la Ti abstracti, ou en d'autres termes de la Phoronc talis sans ce que Leibnitz appelle, pour les ont été dites plus haut, le bénéfice de la dr ficio divisionis) * ; mais la question justement comment dans l'homogène pur et dans le p sion peut naître, et comment de proche en peut gagner, en les rendant hétérogènes, tout< de la matière première. L'opération purei trique de la différentiation, ou, ce qui revie;

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