Part. III, art. tn
tur, nulla autem sit cohaesio quiescentis... motus in iis aliquis supponendus est : quae fortasse unica ac prima demonstratio est necessarii motus terrae 1 . »
La cohésion du soleil et de la terre, d'où résulte leur détermination dans le plein et ce qu'on pourrait appeler leur individuation, résulte donc elle-même d'un premier mouvement dont elle est le signe et dont elle est la preuve, mais qui, étant premier, reste en somme sans raison physique et requiert l'action et le choix d'un ordonnateur. Et à leur mouvement de rotation il ne faut rien ajouter de plus qu'un espace intermédiaire, « spatium infermedium, massa... quiescente, quam aetherem vocabimus, quantum satis est (omnimodam enim plenitudinem Mundi status, quem sentimus, per alibi demonstrata, non fert) plénum 2 », pour rendre compte non seulement de la transmission de la lumière, mais, en outre, par les effets diversifiés à l'infini de l'action de la lumière, de tous les phénomènes physiques et naturels.
L'existence d'un tel milieu n'est d'ailleurs pas moins manifeste que celle du Soleil et de la Terre, et la preuve qu'en donne Leibnitz dans la propos. I de sa lettre à Fabri, où il ne fait que développer le paragraphe 5 de la Theoria motus concreti, vaut la peine d'être citée : « Ante omnia pro certo sumo, Mundum planétarium quantum ad consequentias physicas sufficit pro pleno habendum esse. Nam nullum in eo punctum sensibile assignari potest, in quo non possit videri lux alicujus astri moefo aliâ visionis requisita adsint, verbi gratia ut nihil opacum obstet. Ubicunque autem lux videri vel lumen transire potest corpus esse necesse est. Nullum ergo punctum sensibile est in mundo planetario ubi non sit corpus. Porro ubique in mundo planetario astra videri posse patet, et quidem in nostra terra res manifesta est queftidiano experimento. Idem alibi ostendunt planetarum quoque aliorum mutualum lumen et Eclipses atque umbrae variis in positionibus.