Ibid., § 14, p
ide partie de la matière, tandis qu'il n'en serait me quantité toujours plus faible à mesure qu'on ntre à la périphérie : c'est du moins ainsi que inerions à interpréter le passage suivant : « Porro ls (aetheris) pleraque centrorsum ibunt, major
pars in fundum collecta terram dabit, aqua ibit, aer emicabit 1 . » Par une double action de et de conflatio, l'éther est donc en dernière analuse première de la différenciation de la terre, de le l'air ; et quoique l'air diffère à peine de l'éther ubtilité, il en reste du moins, comme on va le
loin, radicalement distinct parce qu'il est pesant, l'étant la cause de toute pesanteur par sa circula- >re, l'éther ne saurait l'être 2 .
>nt les éléments qui, au dire de Leibnitz, suffisent îation de tous les corps et à l'explication de tous amènes, quoique, a priori, nulle raison ne s'opîercher au delà de l'éther lui-même un éther plus soutenant avec le premier le rapport qu'il soutient ! avec l'air. Mais l'expérience ne nous fournis- :une occasion d'en soupçonner l'existence, on l aucune nécessité d'ajouter un cinquième élé-
ces quatre éléments primitifs 4 . Pour rendre les actions chimiques, Leibnitz aura plus loin i de rappeler qu'ils constituent en quelque sorte les masses dans l'univers, et qu'ils y occupent, léjà l'enseignait Aristote, les lieux qui convienur nature ou plus exactement à leurs densités res-
Mais ce qu'il faut noter, c'est l'effort de Leibnitz iver des actions de l'éther, soumis exclusivement
du mouvement abstrait, et cette nature et cette et en même temps cette division en bulles qui va
et qui, en supprimant leur continuité et en les
interrupta », confère enfin aux corps cette puis-
§ 13, p. 184. Cf. Ep. ad /. Fred. Gerh., Phil, I, p. 50.
sance proportionnelle à leur grandeur de résister au mouvement qui est ce que les modernes entendent par la masse.
Par les premiers effets de son action mécanique, l'éther détermine donc non seulement ces grandes masses de la terre, de l'eau et de Tair qui constituent avec lui les éléments de la nature au sens antique du mot, mais ces bulles qui en sont, au sens des atomistes, les parties intégrantes, définies et dernières. Et de ces premiers effets en devaient suivre d'autres, et notamment la pesanteur et l'élasticité des corps, d'où dérivent, au dire de Leibnitz, tous les phénomènes particuliers de notre globe terrestre, physiques, chimiques, et même biologiques, sans en excepter les phénomènes produits par nos machines *.
Le premier soin de Leibnitz est d'expliquer la pesan teur des corps, « hanc totius systematis affectionem », et il y voit à juste titre le premier problème de la Physique, « cum gravitas plerorumque in globo nostro extraordinariorum motuum causa, aut certe clavis sit, eorum etiam, qui in speciebus privatim exerunturs ». Elle est due, selon lui, à un mouvement universel de l'éther, qu'il importe d'autant plus d'établir tout d'abord, qu'il en va désormais faire dépendre non seulement la pesanteur des corps, mais leur élasticité et toutes les propriétés qui en dérivent. Pour qui admet, en effet, le mouvement de la terre autour de son axe, et autour d'elle l'immobilité d'un éther très subtil agité simplement par l'action de la lumière, les choses se passent évidemment comme si la terre était immobile et comme si l'éther était animé autour d'elle d'un mouvement circulaire de direction contraire : « Cum igitur terra agatur circa proprium centrum ab Occidente versus Orientem, ex hypothesi, sub-
1. « Ex hac » (scil. circulatione œtheris) deduco « motus maris «t ventorum, verticitatem magnetis, ac denique, a quibus cœtera non naturœ minus quam artis machinamenta pendent, Gravitatem et Elaterem. » Conclusio, p. 218. Cf. § 58, p. 211. Cf. Gerh., Phil, I, p. 77.
tilissimus aether Terram circumdans contrario motu non tantum retardationis, sed et obnitentiae Lucem secutus, aovebitur ab Oriente versus Occidentem, cujus etiam in )ceano vestigia deprehenduntur 1 . » « Atque hic est ille Jniversalis motus in globo nostro terr-aqu-aêreo, a quo >otius quam atomorum figuris aut ramentorum ac vortium varietatibus, res sunt repetendae 2 . » Et ce n'est pas eulement autour de la terre que l'éther circule, mais en ertu de sa subtilité même, grâce à laquelle il remplit tous es interstices ou tous les pores des autres éléments, c'est n terra et per terram, « quia totus aether circumterraleus, per se homogeneus, est instar Oceani aut aeris variis ivis, sinubus, lacubus, fretis, euripis omnia percurens 3 . » L'éther est donc comparable à un vaste Océan îomogène, dans lequel baigneraient les parties hétérogènes des autres éléments, et qui serait emporté par un nouvement de circulation autour du centre de la terre. c Omne autem heterogeneum circulationem homogenei iquidi turbat 4 », et c'est la raison « cur et aer et aqua it terra in aethere gravitent : nam circulatione ejus dejiiiuntur. Cum enim turbent circulationem, expellentur ; ion sursum, nam eo magis turbabunt (quia superficies jphaericae crescunt in duplicata ratione diametrorum, non n eadem cum diametris ratione ; ac proinde sectionum ïuoque in idem corpus agentium inaequalitas major eveciït), ergo deorsum, id est descendent 5 . »
1. Ibid., § 9, 184. Cf. § 13, p. 185. Le mouvement de l'éther n'est *éel que si l'on suppose l'immobilité de la terre : voici le texte [ui le prouve : « Quanquam, ut § quoque 35 (ce n'est pas 35, nais 55 qu'il faut lire) infra admonebitur, ad summam Hypothejeos nostrae nihil référât, an circulatio Terrae admittatur, cum Zirculatio Lucis seu aetheris circa terram qua potissimum utimur, id. § 9, facile se omnibus approbare, ni fallor, possit. » § 2. Voici e paragraphe 55 : « Qui negat motum terrae, motu aetheris cum ;ole seu luce circa terram contentus esse potest. » Cf. Lettre à >errault. Archiv. I, 569.