Gerh., Phil, IV
De cette théorie, déjà indiquée dans la Theoria motus concreti, quoiqu'elle y soit exposée avec moins de précision Leibnitz déduisait dès 1670 cette.sohésion des corps qu'il ap pelle secondaire parce qu'elle suppose la cohésion primitive dérivée des lois du mouvement abstrait et parce qu'elh s'en distingue, et qui leur donne tous les degrés compris entre l'absolue dureté et l'absolUe mollesse en fonction dei pressions externes et internes auxquelles ils sont soumis « Certe a gravitatis elaterîsve principio vis restitutiva h corporibus, compressorum explicatio, dîductorum reduc tio sui, ad sensum spontanea, partim per memorata, par tim per memoranda duci débet. Sentimus autem hanc vin non tantum in liquidis vase clausis, ut aqua, aëre, etc. sed et in iis quae sibi ipsis vasa sunt, id est, in consis tentibus ejusmodi, quae neque absolute dura, neque abso luie mollia sunt, sed mediam quamdam rationem habent *. Et après être parti de ces principes pour exposer la natur du liquide, du dur, du flexible, du mou, du tenace, et di tendu, il en déduit en dernière analyse 1 explication de principaux phénomènes physiques et même physiolo giques, tels que les lois de Huygens et Wren sur le choc de corps élastiques 3 , les lois de la réflexion et de la réfrac tion lumineuses 3 , les vibrations pendulaires et leur isc chronisme 4 , les mouvements du vent 5 , voire même 1 circulation du sang 6 et l'action physiologique des nerf sur les muscles 7 . « His jam in quolibet puncto sensibili et versus quodlibet punctum sensibile, seu in quolibc angulo sensibili, et ita in corpore ad sensum continue ter dibili suppositis tensionis et strictionis causis, démons trari illa tam multa praeclara theoremata Physico-Mathe matica possunt, quae et experienti et ratiocinanti i