Ibid., § 59 à la fin
phénomènes de l'aimantation (verticitatem magnetis) et des réactions chimiques. Les uns et les autres dériver selon lui, de l'effort de l'éther pour rétablir « motus turbs aequabilitatem », le premier, comme la pesanteur, par dépression des corps dont la cohésion empêche la dispe sion, les seconds, comme l'élasticité de l'air, par l'actic dispersive de l'éther triomphant d'une cohésion trop faib des corps hétérogènes 1 .
Pour ce qui regarde « verticitatem magnetis », l'explic tion la plus claire qu'en ait donnée Leibnitz est dans la pro] 17 de la lettre à Fabri*, quoiqu'il ne fasse qu'y reprend] en termes plus courts l'explication donnée aux par; graphes 33 et 34 de la Theoria motus concreti 3 . Il en rer compte par la tendance des corps qui troublent la gyratic de l'éther à gagner le lieu le plus faible de la sphère éthéré « id est ubi minor est motus, adeoque vel versus centrum d'où dérive la pesanteur, « vel (cum ille locus jam ceci patus est) versus polos et quidem via in sphaera brevi sima, id est permeridianos ». Etant admise, en effet, l'hyp< thèse qui fait tourner l'éther d'un mouvement de rotatic uniforme autour de l'axe de la terre, il est clair que ! mouvement des parallèles voisins du pôle est d'autant ph faible qu'ils en sont plus rapprochés et que, dans un mên plan parallèle, le mouvement des cercles concentriqu< l'est aussi d'autant plus que leur rayon est moindre c qu'ils sont plus rapprochés de l'axe de la terre. Mais dai cette hypothèse, ce n'est point vers le centre, c'est au co] traire vers l'axe dé la terre que devraient tendre les cor] dans leur mouvement de chute, et c'est pourquoi sai doute dans la lettre à Fabri il préférait, en 1676, fai: dépendre la pesanteur, non plus de la gyration simple < l'éther autour de l'axe de la terre, mais d'un effet pari culier de cette gyration, en vertu duquel « fluida v
1. Voilà pourquoi Leibnitz a fait de Gravitas, Elasticitas et V\ ticifas, les trois principes de tous les phénomènes. Voir Gerl Phil, I, 77.
t. Ibid., IV, p. 254.