Gerh., PMI., I
3. V. § 57, p. 209 on haut. Prop. 20 de la Lettre ù. Fabri. Cf. ■ci-dessus note 2, p. 121.
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s intersidéraux ; témoin l'explication qu'il donne ère, non plus, comme chez Descartes, par une ssion transmise en ligne droite et d'un seul coup à la périphérie des tourbillons par les corpuss du second élément, mais par une projection j émission de particules solaires, et par le conarésulte dans l'éther et qui s'y propage à l'infini lent au principe de Hobbes ; témoin l'explicale et qui domine tout dans YHypothesis physica La cohésion dite première des corps, laquelle jours d'un mouvement, conspirant, et même de ;ion dite secondaire par la pression d'un fluide élastique, tel que l'air, laquelle explique dans ous les degrés de la fermeté ou de la solidité 4 . fin le sens particulier que prêtait Hobbes à la
à l'infini, et qui le conduisait à admettre Texisifini aussi de fluides de plus en plus subtils,'ou, xprime Leibnitz, en en faisant l'application à la > bulles, de mondes dans les mondes à l'infini *.
est commun avec Descartes, c'est la foi dans ►es généraux du mécanisme et notamment dans 3 de la conservation des quantités de mouves en ce qui regarde la foi dans le mécanisme, t pas plus grande chez Descartes que chez ; on reconnaît sans méprise possible l'influence i dans le principe professé par Leibnitz qu'aune se meut qui ne soit mû par un autre contigu 1 ; et en ce qui regarde le principe de la conser-
quantités de mouvement, nous avons déjà vu -eibnitz, en le rattachant au principe hobbésien >osition des conatus, l'entendait en un sens qui r ie s'accorder avec celui de Descartes, y repuontraire aussi bien par la négligence du terme ;e (magnitudo) dans l'expression de la quantité lient (mv) que par la conséquence de la ten-
Viil, IV, § 59, p. 211.
dance au repos absolu de tous les mouvements actuels de notre monde sensible.
Dans ces sortes de questions, le grand danger est d'affirmer ou de nier d'une manière trop absolue l'influence d'un homme sur la formation de la doctrine d'un autre, quand on affirme la ressemblance intégrale sur la donnée d'une ressemblance partielle, ou quand on nie la seconde sur l'absence de la première ; nous voudrions nous tenir à l'abri de ce danger ; mais sans nier le moins du monde que l'exemple de Descartes qui avait écrit les Principes ait comme dominé tout l'effort de Leibnitz et qu'il l'ait comme entraîné dans la conception de l'Hypothesis physica nova, il faut pourtant reconnaître que celui qu'il suit avec prédilection et auquel il s'attache dans l'établissement des principes comme dans le développement des lois tant du mouvement concret que du mouvement abstrait, c'est l'auteur du De corpore, et ce n'est point, comme on l'a cru longtemps par un défaut d'attention presque inexplicable, l'auteur des Principia philosophiae 1 .
Conclusion.
L'idée maîtresse de l'Hypothesis physica nova et notamment de la Theoria motus abstracli, où elle est l'objet d'un développement spécial, est que si tout dans la nature, y compris la grandeur et la figure des corps et de leurs éléments, est en définitive réductible au mouvement, comme l'établissait déjà d'une façon assez nette la lettre VI de Leibnitz à Thomasius, le mouvement à son tour, en tant qu'on peut le définir « mutatio loci vel spatii » et qu'il est de son essence d'être avant tout représenté comme un déplacement plus ou moins rapide d'un mobile dans l'espace ou comme une vitesse, n'est objet de connaissance que pour
1. Tônnies. Selver. Voir l'éloge continuel de Hobbes dans les Lettres à Thomasius et dans l'Hypothesis. V. Lasswitz. G. d. Atom. II, Tônnies. Phil. Monatshefte, p. 562.
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géomètre et dépend premièrement des lois et théorèmes la géométrie.
k De même, écrivait-il en 1676, qu'un philosophe disgué du siècle a appelé la géométrie une Logique mathéitique, de môme, à mon avis, la Phoronomie est une igique physique *. » Et antérieurement, dans une lettre à nauld, il avait écrit ceci : « Videbam geometriam, seu ilosophiam de loco, gradum struere ad philosophiam motu 2 ... » Dès lors, si complexe que soit le mouvement ns la nature, et si grande que puisse paraître parfois la [ficulté d'en rattacher les suites, c'est-à-dire l'ensemble s qualités sensibles ou des propriétés des corps, aux s rationnelles et purement géométriques du mouvement strait, comme à un théorème ses conséquences directes, ut y est à ce point, selon ses propres expressions, « res lculi et geometriae 3 » qu'il n'hésite pas à écrire à Perult vers 1674 : « Ainsi je tiens que nous sommes en tat à présent de prétendre à une physique véritable et ns hypothèse 4 », entendez à une physique tout entière umise à la géométrie et à une « manière d'analyse gênéle... par laquelle on raisonne géométriquement et sans viner sur toutes les matières, autant qu'on a des phénoènes donnés là-dessus 5 ». C'était donc une proposition lidement établie pour Leibnitz non seulement que tout ns la nature se fait mécaniquement, mais en outre que ut dans le mouvement et les lois du mouvement dérive s seules lois de la géométrie ; et de là vient que, dans la ïeoria motus abstracti, il ne considérait dans le mouveent que la seule vitesse, de laquelle dépendrait, ainsi l'il le dit formellement, toute puissance dans la nature 6 . On sait comment Leibnitz reviendra lui-môme plus tard r ce point de vue lorsqu'il dira, en en faisant la critique,
l. Pacidius PhilalethL Archiv. p. 212.