Ibid
s'accroissent dans le cours nalurel de leur développement, de même qu'il est le point où le corps tout entier se réduit et se concentre, quand il subit naturellement ou même par iccident des pertes de substance 1 . Et ainsi ni le feu ni 'eau, ni en général aucune force visible * ne saurait porer atteinte à ce qui, par essence, échappe à toute division st à toute corruption ; en sorte que l'éternité des germes >rganiques, qui enveloppe la possibilité de la résurrection les corps 3 , de même qu'elle en assure, sous leurs changenents incessants, l'identité dans cette vie 4 , devenait chez ^eibnitz la contre 7 partie naturelle de l'immortalité des imes.
En affirmant ainsi entre le corps et l'esprit le degré inermédiaire du noyau substantiel qui est dans le même •apport eu égard au mouvement, que Test au point physique ou à l'indivisible de la Theoria motus abstradi le point nathématique, Leibnitz ne faisait qu'accuser la tendance jui le portait dès lors, sans qu'il s'en rendît compte, vers ses unités ou atomes de substance qui, sans être quantité, 3nveloppent cependant toujours une multitude d'actions internes. Mais ce qu'il voyait nettement, c'est qu'il fallait iller, pour les réaliser quelque part dans le monde, au lelà de ce noyau qui en est cependant, dans le monde physique, l'expression la plus prochaine, mais qui, par ses parties réelles, quoique indistantés, tombe déjà trop sous les prises de la quantité pour qu'on puisse le confondre avec l'unité de l'âme. Au reste, on ne peut concevoir l'existence d'une seule âme qui ne soit en quelque sorte tenue de s'y exprimer ; et comme Leibnitz a dit qu'il 3n est l'instrument ou l'organe le plus prochain, puis comme cet organe est, en outre, le principe d'où ne saurait naître un corps sans qu'il l'organise, il eût pu en tirer, pour la première fois, cette double conséquence, qu'il n'y