Logica, I
2. « Philosophiae partes principales duae sunt ; corporum enim generationes proprietatesque quaerentibus, duo corporum quasi
Il existe de même deux grandes parties de la philosor phie, ou deux philosophies : 1* une philosophie naturelle^ traitant des seuls êtres qui soient dans la nature, c'est-àdire des corps : « De corporibus naturalibus » ; 2* une philosophie civile, appelée politique, qui se divise elle-même en deux parties, la première traitant de l'homme individuel, unité de la Cité collective, « de ingenio et moribus homi" nis », la seconde traitant du Citoyerij « de officiis civium ^ ».
III, — Espace. Temps. Mouvement = Mécanisme.
Nous nous occuperons en premier lieu de la philosophie naturelle. Son but est d'étudier les éléments les plus simples des choses, et d'aller peu à peu, comme dirait Descartes, jusqu'à la connaissance des plus composés. Ce n'est pas en vain, en effet, qu'on a pu classer les êtres ou les corps^ en genres et f n espèces : car le genre renferme l'essence de Vespèce, qui ne s'en distingue que par une différence, c'est-à-dire par un accident ajouté aux caractères essentiels du genre : « universalia enim specialibus essentialia sunt s. )> Or l'universel est le plus simple ; le particulier, constitué par une addition croissante de termes simples, est le plus complexe ; qui connaît le simple ou l'universel est par là même en mesure d'acquérir la connaissance du complexe ou de l'individuel : il s'ensuit
summa gênera maxlmeque inter se distincta sese offerunt ; unum, quod a natura rerum compaginatum, appellatur Naturale; alterum, quod a voluntate humana conventionibus pactionlbusque hominum constitutum Civitas nominatur. Hinc itaque oriuntur primo duae partes Philosophiae, Naturalis et Civilis. » Logica, I, § 9.
1. « Deinde vero quia ad cognoscendas civitalis proprietales» necessarium est ut hominum ingénia, affectus, mores ante cognoscantur, Philosophia ciyllis rursus in duas partes scindi solet, quarum ea quae de ingeniis moribusque tractât, Eihica, altéra quae de officiis civium cognoscit, Politicaj sive Civilis simpliciter nominatur. Dicemus itaque (postquam ea quae ad Philophiae ipsius naturam pertinent praemiserimus) primo loco de Corporibus naturalibus, secundo de ingenio et moribus hominis, tertio de officiis civium. » Logica, I, § 9.