‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 3)Chapitre 156 sur 229 · De Homine, X · texte numérisé non relu

De Homine, X

5. « Les choses désignées par des noms sont ou les objets euxmêmes, comme un homme ; ou la conception elle-même que nous avons de l'homme, telle que sa forme et son mouvement, etc.. » 'Nature humaine y p. 220.

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ceptions et des idées ^ ; et dans la Logique : les noms sont les signes non des choses, mais des pensées *.

L'usage le plus général du langage consiste à convertir le discours mental en un discours verbal ; il a deux fins principales : 1" la réunion et la détermination de nos pensées (conscriptio cogitatorum) ; les mots deviennent ainsi des marques (notœ) indispensables pour l'imagination, la mémoire et toutes les opérations discursives de la pensée ; 2? la signification à autrui de ce que nous pensons ; les mots alors deviennent des signes (signa) et rendent possible l'établissement de la société humaine ^.

La première de ces deux fins est sans contredit la plus importante, puisqu'elle est la condition de l'autre ; et c'est d'elle que nous allons nous occuper en abordant la logique nominaliste de Hobbes.

Les noms peuvent être considérés sous différents rapports et, par conséquent, classés de différentes manières.

1* On les distingue comme affirmatifs et négatifs^.

L'affirmation simultanée d'un nom affîrmatif et négatif est l'essence même de la contradiction : dire l'un, si l'on sait ce qu'on dit, c'est nier l'autre ; voilà tout ce que signifie au juste le principe de contradiction, et cela ne valait pas la peine de toutes les dissertations qu'on a composées sur ce fameux principe s.

2^ Noms communs et noms propres^.

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