‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 3)Chapitre 45 sur 229 · LIV ARTHUR HANNEQUIN ET SON OEUVRE · texte numérisé non relu

LIV ARTHUR HANNEQUIN ET SON OEUVRE

le long des siècles, <c rhistorien nous semble avoir le droit de soutenir qu'aucun ne fut absolument vain, qu'aucun ne fut absolument perdu... Si les plus vigoureux et les plus féconds d'entre eux ont seuls survécu, conmie dans la nature les espèces les mieux douées et les mieux armées pour l'existence, n'oublions pas qu'ici, comme chez les vivants, les survivants ne sont pas seulement les témoins, mais qu'ils sont aussi les héritiers des espèces disparues. » On a parfois reproché à YExpérience sur laquelle Avenarius a voulu fonder sa philosophie d'être déjà le produit tardif d'une longue et complexe évolution de concepts, une expérience construite^ de n'être aucunement la pure expérience. Mais y a-t-il une pure expérience, — des a données immédiates »? Où la trouver, par quel effort d'analyse ou d'intuition ? Peut-être le mieux serait-il tout simplement pour le philosophe qui entrera dans cette vole, de demander à Yhistoire des sciences, quand elle aura été faite et bien faite, la seule expérience dont nous puissions parler, la plus précise en tout cas, la plus objective et la plus riche, pour constituer une véritable Critique de Vexpérience, c'est-à-dire une théorie des (( formes inventées par l'esprit pour l'explication de la nature ».

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