‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie (volume 3)Chapitre 54 sur 229 · LXII . ARTHUR HANNEQUIN ET SON OEUVRE · texte numérisé non relu

LXII . ARTHUR HANNEQUIN ET SON OEUVRE

cible, dans leur être en tant que sensation^ et dans leur acte en tant que came. Elle ne parvient à en prendre «, que les figures qu'ils tracent, les déterminations qui suivent de leur réalité dans l'Espace et dans le Temps, en un mot leurs contours, leur symbole et leur schème m. Et c'est heureux pour eHe, si c'est à cela qu'elle doit d'être, au lieu d'un pur jeu dialectique, une chose sérieuse, — une « apparence »« mais une « apparence bien fondée ». Hannequin admirait médiocrement certaines subtilités nominalistes. Il tenait franchement pour Vabjectivité de la science, qui seule aussi bien en explique la fécondité. Il excellait d'ailleurs à découvrir les liens, invisibles à beaucoup, qui rattachent les éléments de la science les plus fondamentaux, partant les plus abstraits, au réel, au donné : VEspace d'abord qui, en tant que forme de la. sensibilité, est « proportionnel à nous », mais qui est aussi « proportionnel aux choses, ou, ce qui est tout un, à leur durée réelle ou au temps véritable » ; les figures » qu'à coup sûr je suis seul à produire... mais figures liées pourtant à ces choses en soi, dont j'y saisis aussi en un sens les relations et les états réels, puisque ce n'est en somme qu'en répondant à l'acte par lequel elles m'affectent que j'accomplis le parcours et produis ces synthèses d'où immédiatement procède la figure » ; et pareillement la quan^ titéy la grandeur^ le mouvement le nombre^ les rapports de distance et de situation, etc., qui sont bien notre œuvre, mais non pas une œuvre arbitraire, qui ne sont ni des choses ni dans les choses, mais qui symbolisent avec les choses, qui les expriment k leur façon» très précisément et de la seule façon que nous les puissions exprimer, qui sont des modes et qui nous appartiennent, « mais qui pourtant aussi dérivent des choses et ne sont ce qu'ils sont qu'en fonction de ce qu'elles sont elles-mêmes au moment où s'exerce sur nous leur influence ». Et justement parce que l'esprit qui fait la science ne réussit pas à réduire où à subtiliser le donné sur lequel il travaille, c'est la science ellemême qui nous pousse plus loin, qui oblige d'entrevoir derrière la science autre chose que la science, chose peut-être plus considérable et aussi certaine, — c'est la physique qui pose la métaphysique,

3<» La Métaphysique.

Nous ne distribuons plus les choses en deux parts : p/ié» nomènes et substances^ Tune pour le métaphysicien, l'autre

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