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III. — Espace. Temps. Mouvement = Mécanisme

Nous nous occuperons en premier lieu de la philosophie naturelle. Son but est d'étudier les éléments les plus simples des choses, et d'aller peu à peu, comme dirait Descartes, jusqu'à la connaissance des plus composés. Ce n'est pas en vain, en effet, qu'on a pu classer les êtres ou les corps en genres et en espèces : car le genre renferme l'essence de Vespcce, qui ne s'en distingue que par une dillérence, c'est-à-dire par un accident ajouté aux caractères essentiels du genre : « universalia enim specialibus essentialia sunt 2. » Or l'universel est le plus simple ; le particulier, constitué par une addition croissante de termes simples, est le plus complexe ; qui connaît le simple oii l'universel est par là même en mesure d'acquérir la connaissance du complexe ou de l'individuel : il s'ensuit

summa gênera maximeque inter se distincta sese offerunt ; unum, quod a natura rerum compaginatum, appellatur Naturale ; alterum, quod a voluntate humana conventionibus pactionibusque hominum constitutum Civitas nominatur. Hinc itaque oriuntur primo duae partes Philosophiae, Naturalîs et Civilîs. » Logica, I, § 9.

1. « Deinde vero quia ad cognoscendas civitatis proprietates, necessarium est ut hominum ingénia, affectus, mores ante cognoscantur, Philosophia civilis rursus in duas partes scindi solet, quarum ea quac de ingeniis moribusque tractât, Eihica, altéra quae de offîciis civium cognoscit, Politica, sive Civilis simpliciter nominatur. Dicemus itaque (postquam ea quae ad Philophiae ipsius naturam pertinent praemiserimus) primo loco de Corporibus naturalihus, secundo de ingenio et moribus hominis, tertio de ofiiciis civium. » Logica, I, § 9.

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