Lof/ica, I
3. « Postquam ad corpus aliquod appropinquatum est, ad percipicndum motum et inccssum ejus, distin^îuimus ipsum ab arbore, a columna et ab aliis certis corporibus defixis, unde incessus ilic proprîetas ejus est, quippe animalium proprius, quo a cœteris corporibus distinguitur. » Logica, I, § 4.
Voyez pour tous ces rapports du corps et de l'accident le chapitre très important du De Corp., II, viii.
LA PHILOSOPHIE DE IIOBBES
qu'en dernière analyse la philosophie doit aller des termes les plus généraux (au point de vue de l'extension) aux termes de plus en plus particuliers (en ce sens qu'ils s'appliquent à un nombre d'êtres toujours pius rçstrèiht) jùsqu'à ce qu'elle ait fait la synthèse de toutéè>' |e^ /'qualit«e générales capables de caractériser en se gnoupârit touîes les individualités réelles que nos sens perçoivent, ^^'e^t-ce pas là ce que se proposait Descartes ? Et Aristote lui-Hième' ne considérait-il pas que la science, en partant des catégories les plus hautes, tend à se rapprocher de plus en plus des individus, sans être capable toutefois d'aller au delà des plus basses espèces (« infimae species ») ? car il n'y a pas de science de l'individu. Hobbes est ici d'accord, peutêtre sans le savoir et sans le vouloir, avec Aristote et Descartes, qui construisent le monde avec des concepts ; et sa pensée n'est pas essentiellement différente de celle des idéalistes.
Mais arrivé à ce point, Hobbes passe d'un seul coup, par une affirmation métaphysique qui ne paraît pas essentielle à son système, au matérialisme proprement dit. A la question qu'il se pose en premier lieu : Quel est le plus général des objets de la science ? il répond dogmatiquement : C'est le Corps Il établit encore dans la Logique que s'il n'y a pas de philosophie en dehors des objets dont on peut expliquer la génération, il n'y a pas d'explication qui n'implique l'analyse, pas d'analyse qui n'implique la composition, pas de composition qui n'implique une nature corporelle 2. Au fond, Hobbes se laisse dominer en cette circonstance par un préjugé accepté de tous ses con-
1. « Generalissimum autem subjectorum scientiae est corpus. » Léviathan, I, ix.
2. « Subjectum Philosophiae, sive materia circa quam versatur, est corpus omne cujus generatio aliqua concipi, et cujus comparatio secundum ullam ejus considerationem institui potest ; sive in quibus compositio et resolutio locum habet, id est omne corpus quod generari vel aliquam habere proprietatem intelligi potest. » Logica, I, § 8.
Il faut rapprocher de ce passage l'opinion de Platon, que tout ce qui a été engendré est corporel. Voy. Timée.
tempoi-ains, à savoir qu'il n'y a pas de qualités sans un support, sans un substratum qui en fait l'unité, sans une ?ubsta:nce ; d'autre part, si les objets se diversifient à l'in- V \ è\û d'ans la réalité sensible, c'est seulement lorsqu'on les . voifc "du %dèhor£ ; ^a science, qui s'efforce de les pénétrer, retroùvè entre eux des ressemblances, une communauté 'de riatiife, une unité profonde : par conséquent au-dessous A y és qualités multiples, Hobbes prétend saisir un substrat qui les soutient, une unité qui explique leurs rapports, en un mot une substance unique, qu'il appelle le Corps Le substantialisme de Hobbes diffère radicalement de celui de Descartes ; mais, en tant que substantialisme, il le vaut.
Cette affirmation, très importante en ce qu'elle décide de la métaphysique de Hobbes et de l'unité de sa philosophie, ne l'est pour ainsi dire plus du tout lorsqu'il s'agit de passer à l'édification de la philosophie naturelle : la substance corporelle est si absolument un néant, qu'elle n*est en soi l'objet d'aucune science particulière : pour devenir objet d'une science, le corps doit revêtir au moins deux propriétés, deux accidents, pour parler le langage de notre philosophe ; n'est-ce pas dire en quelque sorte que le déterminé seul est connaissable ? et y a-t-il loin de cette proposition à cette autre : la détermination (c'est-à-dire la qualité) seule est connaissable ? c'est presque dire : seule existe. Sans doute Hobbes ne soupçonne! et n'exprime nulle part ces équivalences ; mais, de fait, la première de toutes les sciences en généralité est, dit-il, celle qui a pour objet le plus général de tous les êtres, à savoir le Corps, inséparable de ses deux accidents essentiels : la grandeur Bi le mouvement (magnitudo et motus) 2. Et le caractère
1. Voici la définition du corps : « Corpus est quidquid non depcndens a nostra cogitatione cum spatii parte aliqua coïncidit val coextenditur. » Ih. II, ch. viii, § 1.
Suivez dans le même chapitre les rapports de la substance corps et de l'accident. Cf. i,ange, lUsl. du matérialisme, I, p. 256.
2. Generalissimum autem subjeclorum scientiae est corpus, cuju& accidentia duo sunt Magnitudo ci motus. » Léviathan, I, ix.
Cf. Sectio prima : De Corpore, II, ch. viii, § 3.
Le passage du Léviathan est formel ; pourtant, dans le De
LA PHILOSOPHIE DE HOBBES
\e plus universel qui soit accessible à l'esprit, ce n'est pas le corps : ce sont la grandeur et le mouvement, accidents purs, qualités, généralités pures, ou, en dernière analyse, •conceptions pures.
La grandeur et le mouvement sont les premiers objets que puisse atteindre la science en partant de la plus haute généralité ; et la partie de la philosophie qui étudie leur essence porte le nom de Philosophie première i. Ce sont les accidents essentiels du corps, c'est-à-dire ce sans quoi le corps serait absolument inconcevable 2, ce sans quoi il cesserait d'être.
Espace, — On peut concevoir l'espace de deux manières : il est réel, ou il est imaginaire. Il est réel, quand il est réellement occupé par un corps ; et, dans ce cas, il est un accident du corps : c'est yextension du corps, la grandeur <magnitudo) du corps ; — il est imaginaire, quand l'esprit fait abstraction des êtres eux-mêmes ; et il en peut faire abstraction en imaginant que tous les corps de l'univers soient détruits ; or, s'il en conserve seulement le souvenir ou l'image, et si, sans tenir compte des autres déterminations des corps, il considère simplement qu'ils existaient en dehors de lui-même, il acquiert la conception de Vespace imaginaire, qui n'est pas autre chose qu'une image (phantasma) ^ ; — c'est donc l'image d'une chose existante, considérée en tant qu'elle existe en dehors de l'esprit {extra
Corpore, II, vu, § 3, Vétendue et la ligure sont données comme les •deux seuls accidenls permanents du corps, qui ne peuvent disparaître sans que le corps lui-même disparaisse. « Tous les autres ■accidents, comme le repos, le mouvement, la couleur, la solidité, etc., peuvent changer, tandis que le corps persiste ; ils ne sont donc pas eux-mêmes des corps, mais seulement les modes sous lesquels nous concevons le corps. » Voyez Lange, Hist. du matérialisme, I, p. 25G-257 sqq.
1. « Illud ergo quod quaeritur primo a Philosopho circa hoc subjectum est quid sit Motus et quid sid Magniludo. Et philosophiae pars haec appellari solet Philosophia prima. » Léviathan, I, ix.
2. « Et recte quidem, nisi quod quaedam accidentia abesse a corpore sine inleritu cjus non possunt, nam corpus sine extensione ^ut sine ligura omnino ooncipî non potest. » De Corpore, part. II, ch. VIII, § 3.
3. « Jam si meminerimus, seu phantasma habuerimus alicujus rei quae exstiterat ante suppositam rerum externarum sublationem,
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imaginant cm), ou simplement en tant qu'elle existe : car un objet n'existe réellement qu'à la condition qu'il subsiste par soi en dehors de l'esprit qui le perçoit i. Ainsi^ à l'espace réel, ou extension des corps, s'oppose l'espace imaginaire, qui n'est que l'image du premier dans l'esprit ; à la grandeur (réelle) du corps, s'oppose le lieu (imaginaire) du corps, qui pourrait devenir le lieu d'autres corps de même grandeur 2. En résumé, le même lieu peut donc contenir tous les corps successivement, et Vespace pourrait être défini la place possible des corps ^.
(Ce point est important : car il explique 1° comment Hobbes considère la notion d'espace comme tirée de l'expérience ; c'est la trace laissée dans l'imagination par les corps dont toutes les autres qualités s'évanouissent peu à peu ; 2° comment l'espace imaginaire, bien que tiré de l'expérience, prend, en devenant une image de l'esprit, des caractères qui lui sont propres ; 3° comment l'esprit a une tendance, capable de l'induire en erreur, à appliquer à l'espace réel, c'est-à-dire au monde des corps, les caractères qui sont propres à l'espace imaginaire.)
L'espace imaginaire, notion ou image de l'esprit, acquiert des caractères spéciaux qu'il n'est pas toujours juste de transporter à l'espace réel, c'est-à-dire au monde ; c'est ainsi, dit Hobbes, que quelques-uns concluent (d'une manière illégitime, selon lui) de l'infinité de l'espace à l'infinité de l'univers, de l'unité du premier à l'unité du second ^ .
nec considerare velimus qualis ea res erat, sed simpliciter quod erat extra animum, habemus id quod appellamus spatium, imaginarium quidem, quia merum phantasma, sed tamen illud ipsum quod ab omnibus sic appellatur. » De Corpore, II, vu, § 2.
1. « Spatium est phantasma rei existentis, quatenus existentis, id est, nullo alio cjus rei accidente considerato praeterquam quod apparet extra imaginantem. » De Corpore, II, vu, § 2.
2. « Extensio corporis idem est quod magnitudo ejus, slve id quod aliqui vocant Spatium reale ; magnitudo autcm illa non dependet a cogitalione nostra, sicut spatium imaginarium, hoc enim illius effectus est, magnitudo causa ; hoc animi, illa corporis extra animum existentis accidens est. » De Corpore, II, viii, § 4.
3. « Nomo enim spatium ideo esse dicit quod occupatum jnm sit, sed quod occupari possit. » De Corpore, II, vu, § 2.
4. C'est probablement à la doctrine de Descartes qu'il est lait allusion ici.
LA PHILOSOPHIE DE HOBBES
Voyons donc quels sont les caractères propres de l'espace imaginaire :
1^ L'espace exprime la possibilité de l'extension de( corps, comme il a été vu plus haut ; c'est là son essence, qui pourrait servir à le définir.
2° L'espace a trois dimensions, sans la réunion desquelles il ne pourrait être conçu. Toutefois l'esprit est capable de les séparer les unes des autres par abstraction, et pourrait les engendrer par un procédé tout philosophique qui lui est propre. Si l'esprit fait abstraction de la grandeur d'un corps qui se meut (quoiqu'un corps dans la réalité soit inséparable de sa grandeur), le chemin qu'il parcourt est la ligne, « dimensio una et simplex » ; c'est la longueur « longitudo », et le corps sans grandeur, qui l'a décrite, est appelé point. Une longueur pure engendre une surface, et toutes les lignes décrites par chaque point de la ligne originelle, qui n'était que longue, tracent la seconde dimension ou largeur. Enfin une surface engendre en se déplaçant le volume ou solide qui a une troisième dimension, la prolondeur
Cette possibilité de construire les trois dimensions de l'espace et en général les figures idéales de la géométrie par les seules forces de l'esprit, a sans contredit été comprise de Hobbes : il y insiste en plus d'une occasion, et trouve en ce caractère qui appartient exclusivement à la
1. « Si corporis quod movetur magnitudo (etsi semper aliqua sit) nulla corisideretur, via per quam transit, linea, sive dimensio una et simplex dicitur, Spatium autem quod transit Longitudo, ipsumque corpus Punctum appellatur ; eo sensu quo Terra punctum, et via ejus annua linea Ecliptica vocari solet. Quod si corpus quod movetur consideretur jam ut longum, atque ita moveri supponatur ut singulœ ejus partes singulas lineas conticere intelligantur, via uniuscujusque partis ejus corporis La/i^udo, spatium quod conficitur Superficies vocatur, constans ex duplici dimensione Latitudine et Longitudine, quarum altéra tota ad alterius partes singulas sit applicata. — Rursus si corpus consideretur ut habens jam super ficiem, et ita intelligatur moveri ut singulœ ejus partes singulas conficiant lineas, uniuscujusque partis via corporis illius Crassities seu Prulundiias, Spatium quod conficitur Solidum vocatur, conflatum ex dimensionibus, tribus quarum quœlibet duae totae applicantur ad singulas partes tertiœ. » De Corpore, II, vm, § 12.
science de l'espace la principale origine de la rigueur des démonstrations géométriques ; c'est parce que nous créons les figures par un effort propre de notre esprit que nous sommes capables de trouver dans leur construction même ou « génération » la raison de leurs propriétés i, et c'est là l'explication philosophique par excellence et l'essence même de la démonstration. Démontrer, en effet, c'est dépasser le on pour atteindre le Siôti ; c'est montrer le lien nécessaire de l'effet et de la cause, c'est rendre raison de celui-là par celle-ci : or, pour bien dire, rien n'est en géométrie dont on ne rende ou dont on ne puisse rendre raison ; rien n'est qui ne découle nécessairement de la construction de la figure et qui n'y soit inhérent comme un accident propre et essentiel ; « nam in sermone mathematicorum non esse, et non proprie esse, idem sunt ^. »
Toutefois, Hobbes ne reste pas fidèle jusqu'au bout à cette théorie qui seule est pourtant capable de conserver à la géométrie son exactitude et sa rigueur. Il faut se souvenir que la science, après tout, part de données qui sont ou doivent être les représentations exactes des êtres, et que, tout particulièrement, la notion de l'espace, ou l'espace imaginaire a eu son origine empirique dans les perceptions accumulées des grandeurs réelles ou des corps. Or ce n'est que par abstraction que l'esprit peut en un corps « faire abstraction » de la grandeur, en une surface de l'épaisseur, en une ligne de la longueur et de la largeur; et l'abstraction n'est, après tout, que division et soustraction, œuvre non des mains agissant sur les choses, mais de l'esprit agissant sur des conceptions 3 ; l'abstraction
1. « Quum enim causae proprietatum quas habent singulae figurae insint in illis quas ipsi ducimus lineas ; generationesque ligurarum ex nostro dependeant arbitrio ; nihil ampliiis requiritur ad cognoscendam quamlibet ligurae propriam passionem, quam ut ea omnia consideremus quae conseqnuniur construclionem quam in delineanda figura ipsi facimus. Itaque ob banc rem quod liguras nos ipsi creamus, contigit Geometriam haberi et esse demonstrabilem. » 1" volume, 2* section, De Homine, ch. x, 5} 5.
2. 2' volume, page 28. Examin. et emendalio Math. hod. ; Dial. I.
3. « Divisio non manuum, sed mentis opus. » De Corpore^ part. II, ch. VII, § 5.
LA PHILOSOPHIE DE HOBBES
peut donc bien en une ligne par exemple ne tenir compte que de la longueur et négliger la largeur et l'épaisseur ; mais elle ne peut pas faire qu'une ligne ne soit que longue, sans largeur ni épaisseur ; elle ne le peut ni à l'égard de la ligne réelle, prototype de toutes nos conceptions de la ligne, ni à propos de la ligne imaginée ou conçue, l'image n'étant, comme nous le verrons plus tard, qu'une copie affaiblie de la sensation. Par conséquent, pas de surface qui n'ait quelque épaisseur i, pas de ligne qui n'ait quelque largeur et quelque profondeur ; pas de point qui n'ait les trois dimensions, aussi petites d'ailleurs qu'on voudra les imaginer. Hobbes s'efforce de trouver des démonstrations d'un caractère rigoureux pour établir cette dernière thèse. Il serait trop long et très inutile de les passer en revue ; contentons-nous d'un exemple, relatif au point. La définition d'Euclide : « Punctum est cujus nulla est pars », est acceptable à la condition qu'on l'entende ainsi ; le point est indivisé, et indivisible en acte, mais non indivisible en puissance ; autrement le point absolument indivisible ne serait pas une quantité, il ne serait rien ; la véritable définition du point est donc celle-ci : « Punctum est corpus cujus non consideratur uUa quantitas. » Voici une preuve que le point sans quantité ne répondrait pas, d'après Hobbes, à ce qu'en pensent les géomètres : soit une ligne droite AB partagée par le point I en deux parties égales
AC, BC" ; car les deux portions de ligne ne sont distinctes qu'autant qu'elles ont chacune deux extrémités qui leur soient propres. A, C ; C", B. Or si le point I n'avait,
1. Il existe pourtant un passage où Hobbes paraît approuver d'une manière formelle la définition euclidéenne de la surface. On lui propose la définition suivante, qui est d'Euclide : « Superficies est quae longitudinem et latitudinem tantum habet ; » et Hobbes répond : « Bona (definitio) est. » — C'est qu'en effet le géomètre ne tient visiblement compte dans la mesure des surfaces que de la longueur et de la largeur ; et l'un de nos sens, la vue, ne saisit que deux dimensions de l'espace.
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aucune quantité, il en résulterait que la ligne BC serait égale à la ligne BC", ce qui est faux manifestement : on en conclut que le point I a une quantité et qu'il est la réunion des points I, C, C" ; ce qu'il fallait démontrer. Malheureusement, le cercle vicieux est évident ; car la distinction des points C, C" et I dans la démonstration prouve que l'esprit est guidé par une croyance à la divisibilité à l'infini de tout élément linéaire, si petit qu'on le suppose ; et la divisibilité à l'infini, d'autre part, suppose que le point n'est pas autre chose qu'une limite i.
Complétons les indications qui se rapportent à cette partie en rapportant ici la définition que Hobbes donne de la ligne droite : c'est celle dont on ne peut pas comprendre que les extrémités puissent être éloignées par la traction 2.
En résumé, Hobbes eut un sentiment très vif des conditions de la démonstration géométrique ; il les aperçut dans la nécessité pour l'esprit de partir de la construction idéale des figures pour expliquerleurs propriétés, lesquelles par essence sont nécessaires, et ne peuvent pas ne pas être nécessaires ; mais l'esprit empirique et matérialiste de son système l'oblige à soutenir des thèses directement contraires à celle qui précède, et à altérer la rigueur et la pureté des définitions de la géométrie : et ce qu'il y a de plus remarquable dans cette tentative de notre philosophe, c'est l'effort qu'il fait pour démontrer que la géométrie ne serait pas ce qu'elle est, si le point par exemple n'était pas considéré comme ayant trois dimensions, et si, d'une manière générale, les notions géométriques n'étaient pas directement déduites de l'expérience 3.
3° L'espace (imaginaire), d'une part, est infmi ; et, d'autre part, toute partie déterminée de l'espace est divisible à l'infini.
1. Voyez 2' volume. De principiis et ratio cinatione Geometrarum^ ch. III. De termine.