‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 103 sur 170 · Ibid., IV · texte numérisé non relu

Ibid., IV

•i. « Mens humann est ens ciijus aliqua actio est cogitatio. » lbh\.

5. « Scis cam milii scntenfiam esse, omnium rerum causas efficientes esse cogilationem et motum, motum inquam localcm : neque enim alium credo : cogilationem aulem )irimae mentis i. e. L)ei (a qua ipsae socundae haliont quod cogitant). » A Thomasius. L. XL Gerli., Phil., I, 33. Quoique cette letlro soit datée du 19/29 décembre 1670, et quoique Je passage cité résume en quelque sorte le principe supérieur d'un somnium pliysioum qui n'est autre que Yllijpothesis physica nova, on peut la pivndre aussi comme l'évo-

152 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.

en sorle que celle cloclrine de l'espril, conslituée presque loul enlière en dehors de toule considération du raouvemeiil, n"éclaircit en rien lu nalure du mouvement, eu même temps qu'elle tend vers une confusion des esprits secondaires dans Tcspril divin, lequel a seul une raison d"ùlre en face de la nature. Le seul bénéfice qu'il convienne de noter en faveur de l'esprit en générai et, par conséquent, de l'esprit humain en particulier est que," par le fait même qu'il se dislingue du mouvement, il se tromc affranchi des lois du mou\ ement et du déterminisme rigoureux qui en découle i, et qu'il est le principe ou le lieu de toule spontanéité et de toute liberté, comme l'exprime l.eibnilz dans la lettre Vi à Thomasius : « Hinc in solas mentes cadit libertas et spontaneum^. »

Mais lorsque dans Vllypothesk Lcibnitz soumettra enfin pour la première fois à une analyse rigoureuse la nature du mouvement, les liens jusqu'alors restés lâches entre la doctrine du mouvement et la doctrine de l'esprit se resserreront d'eux-mêmes d'une manière si étroite qu"il écrira à Arnauld : « Vidcbam Geometriam, seu philosophiam de loco, gradum struere ad philosophiam de motu seu corpore, cl philosophiam de motu ad scientiam de mente 3, » Et ce fut, dès lors, chez lui, l'objet d'une coin iction si nettement arrêtée qu'il en faisait part à Oldenbourg dès les premières lettres où il lui parlait de son hypothèse physique *, et qu'il avait cerlainement conçu, on même temps que les deux traités du mou\ement abstrait et du mouvement concret.

cation d'une doctrine ancienne, rappelée par Leibnitz à Thomasius, et si cette doch-ine peut prendre un sens nouveau dans les conditions où est placé Leibnitz au moment de la Th. M. cuncreti, elle no pouvait a\'0ii- au temps de la Lettre VI que le sens que nous 'indiquons.

1. Le principe du déterminisme mécanique est dnns cette loi que le mouvement d'un corps lui est toujours impriiué par un autre. En échappant à cette loi, l'esprit, en tant que forme, peut être conçu comme princiiiium mohis in suo corpore. Ibid., I, 22.

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