Ibid
3. «llobbitis tollit montes incorporeas, tollit indivisibilia vera, », //■;j., I\', 210.
i. « Nullus conatus sine motu durât ullrn inomentiira, praelcrfiunm in mentibus. » IhicL, IV, 230.
5. '< Ergo (jinnem niolum esse eii'culiin'iii mit e\ circiilaribus compositum, aut sallcm in se redeuntem. » Gorh.. Pliil, VII, 250. Cr. Il Anmul'l. llml. I, 72.
158 ÉruoLS d'ihsxoiri: i>l; la philosophie.
moment, c'est au contraire la loi suprême des mêmes conatus dans l'esprit d'y durer par le souvenir et d'y perséxérer sous leur composition géométrique et sous le mouvement simplifié qui en résulte ; du corps, qui est l'ensemble de ces mouvements continuellement modifiés, il faut donc dire qu'il ne retient point au delà d'un moment, à l'instant du concours, son conatus propre et le conatus étranger qui le modifie i ; par le souvenir, au contraire, l'esprit garde l'un et l'autre. Et Leibnitz pouvait dire que si dans les corps le conatus, qui ne laisse trace de soi dans le mouvement résultant que par la direction qu'il contiibue à lui imprimer, est indestructible seulement quoad determinationem, tandis que disparaît le degré de sa vitesse, dans l'esprit au contraire il garde jusqu'au degré de sa vitesse 2, ou du moins jusqu'au degré de la tendance qui en est le fondement. Ce qui est dans l'espace composition géométrique, diminution, et simplification, et ce qui n'y dure, en engendrant le corps, que dans la trajectoire des mouvements résultants, persévère dans l'esprit comme synthèse d'éléments qui constituent une harmonie jusque dans leur opposition : « ut corpus in motuum tractu, ita mentem in conatum harmonia consistere 3 » ; et, à ^ rai dire, tout état de conscience est une harmonie présente qui naît de la composition des harmonies antérieures, comme le mouvement présent d'un corps naît de la composition des conatus précédents : « molum corporis praesentem oriri ex praccedentium conatuum composilione, conatum mentis praesentem, id est voluntatem, ex composilionc harmoniarum praecedentium in unam novam... * »
Au moment du concoui's, et dans l'instant précis où, se
1. « ...Conatuiri simul suum et alienum contrarium... non retinet ultra momenlum. » Ibid., IV, 230.
2. « Conatum omnem in corporibus quoad determinationem esse indestruibilem, in mente etiam quoad gradum velocitatis... » Ihid., I, 73. Il est clair que la ponctuation du texte de Gerhardt est défcclvnise.