‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 135 sur 170 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

192 ÉTUDES d'histoire de ea philosophie.

Dieu dans roidic de rcxislcncc, ^Vew diriger sans cesse et comme d"en tempérer l'application. Tout est géomé- Irique dans la nature sensible, mais d'une géomélrie qui détruirait d'elle-même le mouvement dans le monde, si elle en réglait seule les distributions et ledislributions successives ; en sorte qu'où il y a nécessité pour nous d'ajouter l'hypothèse à la géométrie, à savoir l'hypothèse d'une diiïérentiation et d"un arrangement prinnlifs des choses, aux lois géométriques qui y trouvent d'ailleurs une application telle qu'elles se donnent à elles-mêmes les corrections convenables, il y a nécessité pour un Dieu géomètre d'introduire dans le monde une telle économie qu'il suffise du seul jeu des lois du mouvement pour préserver le mouvement de l'extinction graduelle où il tendrait sûrement sans cette économie. Nulle hypoliièse, d'ailleurs, par cola seul que, se soumettant la géomélrie, en revanche elle n'y est point soumise, ne peut être certaine d'une absolue certitude ; mais la nécessité d'en faire une, si l'on veut retrouver l'accord des lois concrètes et abstraites du mouvement, et plus encore peut-être la condition qu'elle soit à la fois une et simple et qu'elle rende compte pourtant de tous les phénomènes, si nombreux et si compliqués, met en pleine lumière l'économie du monde et porte témoignage de l'existence de Dieu. Leibnitz dira plus tard que la puissance divine exige la plénitude du temps et de l'espace : il dirait volontiers, à Flieuro où nous sommes, que la nécessité de remplir le monde d'un éther qui assure, par l'universelle élasticité des corps, la perpétuité du mouvement et l'intégrité du monde, exige en sens contraire l'intervention de Dieu i : de même il en affirmera la puissance infinie en face de ces espèces enveloppant d'autres espèces, de ces mondes enveloppant d'autres mondes à l'infini 2, dont la nécessité suit de la même hypothèse, en même temps qu'elle reçoit de l'expérience une éclatante confirmation.

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