Gerti. Math., I
2. « .Tungas, obsecro, Ilypolhe.sin inlegram... » Lettre du 8 décoiii- )re 1670, en réponse à la lettre de L. datée du 18 septenitjrc. .Veuve encore plus décisive. I.etiro à Ilolibes du 13/23 juillet 1670. Ibkl.
3. A Mallebranche, Gerli., l'Inl., I, 3.50; à Foucher, ihid., 415; SpeciiDcn dynamicuin, 1695, r.erli. Malh.. \"I, 3iO ; Phoranomus, in .Archiv.. î, p. 580 ; Disc, de M'H. Gerh., PhïL, \\, 116.
62 ÉTUDLS d'iusioikl: dc la niiLOSOPiiii:.
que les lois du mouvement seraient telles qu'il les a définies dans la Theoria motus abstracU si tout dans la nature était réglé par les lois de la pure géométrie, et si au delà du mouvement il n'y avait rien d'autre qu'on fût obligé d'invoquer pour en rendre compte i. Bref, si le dynamisme n'était pas le vrai, c'est le mécanisme géométrique qui le serait ; il n'y a pas de milieu ; et, en ce dernier cas, il n'y aurait rien à reprendre à la Theoria molus abstracU. Quant à la Theoria molus concreli et à l'hypollièse de l'élher et de l'élasticité universelle qui en constitue le fond, on sait assez (jue Leibnilz y est resté fidèle toute sa vie, soit pour expli- .({uer contre l'action occulte de la gravitation newtonienne les grands mouvements astronomiques 2, soit pour conférer à tous les corps, avec le ressort et l'élasticité 3, le pouvoir de réagir dans le choc et de ne trouver pour ainsi dire que chacun en soi la détermination de son propre mouvement, caractère qui faisait répondre dans le corps une sorte d'indépendance à l'égard des autres corps, quant à la réaction dans le choc, à l'indépendance absolue de la monade fermée à l'égard des autres monades ^.
L'un et l'autre traités méritent donc une attention toute particulière soit parce que, comme dans la Theoria motus concreti, Leibnitz y arrête définitivement certaines théories qui resteront dans sa philosophie ultérieure, soit parce que, comme dans la Theoria motus abstracti, le traité l'ésume les vues de Leibnitz sur le mouvement et la mécanique avant 1672, idées qu'il a reconnues plus tard erronées, mais qui n'cii avaient pas moins, d'une part, donné une orientation particulière à sa philosophie sur l'esprit et sur Dieu à cette époque, qui, de l'autre, eussent été reconnues vraies par lui-même, s'il n'y eût rien eu à corriger ou à ajouter aux
1. Voir surtout la lettre à Fouclier et Disc, de Métaphys., IV, 446.
2. \oyez Tenlamen de moluunx cœlesthim causis, Gerti. Matli., VI, pp. 144 et 161. Leilre à Iluygens, ibid., p. 187. Illustralio tentarriinis de Motuum cœlestium caiisif;, pars I, ibid., p. 254 et pars II, p. 266.
3. Gerli. Math., \1. 103. 104 et 105 : Gcrh., PhiL, IV, 249, 251, 476 ; II. 161, Ëp. à de Volder.