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iiclles. Et c'est dc*ces dernières qu'il faut partir à tout prix pour rendre raison non seulement du mouvement abstrait, mais des mouvements sensibles ou réels ; de ceux-ci on donnera alors une construction réelle, comme la construction mécanique, mais en outre exacte, comme la géométrique ; bref, on en donnera une construction à la fois exacte et réelle, que Leibnilz appelle Physique^, et qui retrouvera les mouvements que dans la nature et la réalité « corpora producunl se ipsis ».
Le passage des lois abstraites du mouvement à la déduction des modes « physiques » sous lesquels le mouvement se produit dans la nature est cependant bien loin d'être direct, comme il pourrait sembler tout d'abord qu'il doive l'être. Et on en a bientôt la preuve dans cette constatation étrange ([ue les mouvements réels, sensibles ou observés diffèrent parfois d'une manière notable de ceux que l'on déduit des lois abstraites du mouvement. En partant des principes que nous étudierons plus loin, Leibnitz avait cru par exemple prouver que dans la réflexion soit de deux corps qui se heurtent et rebondissent, soit d'un rayon lumineux sur une surface polie, les angles d'incidence et de réflexion, d'après les lois abstraites du mouvement, sont le plus souvent inégaux et réglés par cette loi que « in nostro casu (se. ubi utrumque concurrentium est mutuo incidens, utrumque compositum in unum reflectens) angulum incidentiae et reflexionis rectilineum, uter minor est, esse alterius duplo supplementum ad rectum... Hinc sequilur solum angulum incidentiae rectilineum 30 graduum habere angulum reflexionis œqualem, secundum abstraclas Motus leofes -. »