Gerh., P/n'J., IV, p
quelque diffîcullé ; el c'était notamment la thèse qui conduisait par exemple H. Fabri i, en supposant répétée à chaque instant indivisible l'impulsion qui produit l'accélération de la vitesse, et uniforme pendant cet instant le mouvement produit jusqu'à ce que survienne l'instant d'après une nouvelle impulsion, à prétendre que les espaces parcourus par un corps qui tombe dans les unités de temps successives correspondent aux termes de la série 1, 2, 3, 4, 5, n, et non point, comme l'avait très justement établi Galilée, à ceux de la série 1, 3, 5, 7... (2 n-1). L'erreur de Fabri, Leibnitz l'évite soigneusement en faisant appel à sa définition de l'indivisible qui n'est pas un minimum : l'instant n'est pas un minimum, bien qu'il soit un indivisible ; et cette distinction suffît à ménager la conti-^ nuité d'une durée quelconque, même infiniment petite, nécessaire à l'intelligence des lois du mouvement accéléré. Mais il ne réussit à concilier la thèse de l'égalité de l'instant à l'instant, qui confère à l'instant le rang d'un dernier élément et d'une sorte d'indivisible absolu, avec celle de sa continuité nécessaire, que par la distinction toute scolastique de parties dans l'instant que, comme les scolasliques, il appelle des signa, mais qui, indistantes en fait eti discernables seulement « in cogitante », sont comme simultanées dans l'inslanl indivisible et y coïncident à la fois entre elles et avec le tout qu'elles constituent ou l'instant : « Instans ^ero instant i aequale, ...quanquom non desint instanti partes suae, sed indistantes (ut anguli in puncto), quas Scholastici, nescio an Euclidis exemplo, vocant signa, ut in iis apparet quae sunl simul tempore, sed non siniiil nalura, quia allerum alterius causa est : item in motu accelerato, qui cum quolibet instanti atque ita statim ab initio crescat, crescere autem supponat prius et posterius ; necesse est eo casu in instanti dato signum unum alio prius esse, etsi citra dislanliam seu exlensionem'^. y> fipttc distinction subtile n'a\ail donc point d'autre objet <pie d'affir-