‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 55 sur 170 · Gcrh,, P/iii., I\-, p. 230, § IS · texte numérisé non relu

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mer à la fois la divisibilité idéale de l'instant, qui suffit à la science, et cette indivisibilité qui semblait seule lui conférer l'égalité à l'égard de tous les autres, et conférer au temps la vitesse uniforme d'écoulement qui sert de mesure aux variations de toutes les autres variables.

Mais si les éléments du temps qui s'écoule uniformément sont tous égaux entre eux, on ne peut en dire autant des espaces parcourus pendant le même instant par des mouvements de grandeur différente, quoique ces espaces soient plus petits que tout espace assignable, quoiqu'ils soient par conséquent des indivisibles et quoiqu'ils soient des points. L'élément parcouru avec une vitesse plus grande dans un instant indivisible est lui-même plus grand, cela est évident, que l'élément parcouru dans le même ou dans un autre instant avec une vitesse moindre ; or ces éléments sont des points. Bien plus, l'élément d'espace parcouru avec une vitesse (rectiligne et uniforme) quelconque par un point d'un « corporis moti », est toujours plus grand que l'élément d'espace occupé par le même point de ce « corporis quiescentis » ; et l'un et l'autre de ces éléments sont encore des points. Par conséquent, il existe des points indivisibles plus graînds que d'autres (punctum puncto majus est), comme il existe des « conatus conatibus majores » i. Seulement, il faut remarquer que si de l'élément occupé par un point « corporis quiescentis » à l'élénjent parcouru par le même point mû, le rapport est celui « anguli contactus ad rectilineum seu puncti (géométrique) ad lineam^ », ou, comme Leibnitz le disait plus haut 3, « unius ad infinitum », d'un conatus moindre à un conatus plus grand, le rapport semblerait devoir être « lineae ad lineam », quoiqu'elles soient indivisibles et par conséquent plus petites que toute ligne assignable.

Quoique cette comparaison de l'élément parcouru par le corps en^ouvement avec l'élément occupé par le corps en

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