Ibid
1. « Cum tnnicn ratifini conscntaneum sit majorom incidentiam mimiere reactioncm. » Ibid. — 11 n'y a point en effet dans de tels corps d'élasticité h considérer, mais seulement des conalus à composer.
100 ÉTUDES d'histoire de la philosophie.
Ce qu'il iallail garder de la docliiuc de llohbes, c'était donc, à coup sûr, l'idée de demander la cohésion du corps au niou\emenl de ses parties intégrantes, mais au mouvement interne par lequel, opposant leurs conalus, elles se pressent entre elles par une action contraire cl réciproque, et non à un mouvement, qu'elles auraient toutes, a centro ad circumferentiam, et qui serait « vix explicabile ». D'une part, il en résulterait clairement que, reliées l'une à l'autre par une pression mutuelle, elles opposeraient aussi une résistance finie et de degré défini à toute cause de rupture et de séparation ; et c'est en quoi consiste la cohésion d'un corps composé ; et de l'autre on aurait déduit enfin clairement des conatus contraires des parties intégrantes la raison dernière et, pour ainsi dire, géométrique de leur liaison intime.
Voici, à ce sujet, comment, dans la même lettre, s'exprime Leibnitz : « Ego crediderim ad cohaesionem corporum cfficiendam sufficere parlium conatum ad se invicem, seu motum quo una aliam premit. Quia quae se premunt sunt in conatu penetrationis. Conalus est inilium, penetratio unio. Sunt ergo in initio unionis. Quae autcm sunt in initio unionis, eorum initia seu termini sunt unum. Quorum termini sunt unum seu -.% è'^/^Ta Ev, ea etiam Aristotele definilore non jam contingua lantum, sed coiîtinua sunt, et vcre unum corpus, uno molu mobile. ...Restât probem quae se prémuni, esse in conatu penetrationis. Premere est conari in locum alterius adhuc in eo 1 existenlis, Conatus est inilium motus. Ergo initium existendi in loco in quem corpus conatur. Existere in loco in quo exislit aliud est pénétrasse. Ergo pressio est conatus penetrationis. »
Nous avons cité ce fragment de la lettre à Hobbes au lieu des paragraphes 15 et 16 de la Theoria^ qui exposent la même doctrine, mais sous une forme de déduction
1. Conjecture de Tônnies, au lieu de iiiexîstentis de Gerhardt, I, p. 84.