Ibid., § 9, p. 18/i
.• ■«•114 ÉTUDES d'iIISTOIRL L)\. I.A rjlILOSOPHIL:.
ubi ex iiiulu iguis ciiculari el spirilus leclo, \ilra simplicissimum ailificialium geiius, paianlur ; siinililer ex motu Icrrae ciiculari lucis rcclo, natae sunt builae i. » Ces bulles résulleiil doue des densités el des mouvements dilTérents du fluide terrestre, qui en constitue l'écorce, et du lluidc étliéré, intercepté et comme emprisonné dans une enveloppe de terre. Et comme elles sont innombrables « ac magnitudine crassitieque variantes 2 )>, sans que l'auteur au reste donne une raison satisfaisante d'une telle \ariation, elles constituent en fait les réels éléments des corps, que les atomisles ont le tort, contre toute raison, de considérer comme éternels : « Hae jam builae sunt semina rerum, stamina specierum, receplacula aetheris, corporum basis, consistenliae causa et fundamentum tantae varietatis, quantum in rébus, tanti impetus, quantum in motibus admiramur : hae si abessent, omnia forent arena sine calce, avolarelque gyratione densorum expulsus aether, ac terram nostram mortuam damnatamque relinqueret. Contra a bullis, gyratione circa proprium centrum fîrmatis, omnia solidantur ac continenlur. Quae ratio est etiam, quod fornicata ea quam admiramur fîrmitate polleant, cur \itra rotunda in experimentis Elasticis subsistant, alterius fîgurae dirumpantur 3. »
Ainsi s'expliquent par les mouvements primitifs d'un éther très subtil et d'un fluide terrestre qu'il ne faut point confondre avec la terre proprement dite, la spécification et l'individuation gagnant sans exception toutes les parties de notre globe et le résolvant tout entier en éléments réels de grandeurs et de densités variables et définies. Il y a plus : par une vue profonde qui restera dans sa philosophie, mais qui ne prend ici qu'une signification physique, Leibnilz dira plus loin, lorsqu'il nijordcia les actions chimiciucs des éléments entre eux, qu'il n'en est pas un seul qui ne se résolve lui-même en éléments plus