Ibid., § 12. p. IS'i
petits, OU, ce qui revient au même, qu'il n'est pas une bulle qui n'enveloppe un nombre infini d'autres bulles, taiU l'action primitive de l'éther sur la terre y pousse à l'infini la détermination et la composition : « Sciendum est enim, ut praeclari illi micrographici, Kircherus et liookius, observavere, pie raque quae nos sentimus in majoribus, lynceum aliquem deprehensurum proportione in minoribus, quae si in infinitum progrediantur, quod certe possibile est, cum continuum sit divisibile in infinitum, quaelibct atomus erit infinilarum specierum velut mundiis, et dabuntur mundi in mundis in infinitum i. »
Sans suivre notre auteur dans tous les développements qu'il donne à ce sujet, .et qui n'offrent ici qu'un intérêt secondaire, notons seulement la théorie par laquelle il distingue quatre éléments primitifs, la terre, l'eau, l'air et l'éther : pour ce qui est de la terre, « non est dubitandum totam ex bidlis constare, nam basis Terrae vitrum est, vitrum bulla densa. Et constat fluxione, id est aestuatione ab aethere collecto seu igné se rébus insinuante, postremum esse exitu, primum fine ac natura rei, vitrificalionem 2. »
Quant à l'eau et à l'air, qui n'est rien, nisi aqua sublilis 3, ce ne sont que les produits plus subtils (tenuioros) d'une action analogue : « Quid mirum igitur, globo terrestri ab actione lucis transformato ac iluentc, densa seu terrestria in \ilrum, aquam aeremque in tenuiores buUas abiisse ^ ? » Encore fallait il, à ce qu'il semble du moins, que pour former ces bulles « («luiilalc \arianl('s », l'éther trouvât devant lui dans le globe primitif des couches de densité variable ; mais c'est encore à ses chocs répétés sur le globe primitif qu'il convient de rapporter ces densités variables ; car, tout en entr'ouvrant et pénétrant la terre, il semble qu'il ait dû en exerçant sur elle de toutes ])arls une action centripèio. accumuler vers le conlic l;i