‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 81 sur 170 · Ibid., § 18, p · texte numérisé non relu

Ibid., § 18, p

LA premièrl: philosophie de leibniïz. 119

L'erreur i'ondameiitale de la théorie saute ici aux yeux, puisque dans les conditions définies par Leibnitz l'intensité de la pesanteur en un lieu devrait croître avec le carré de sa distance au centre de la terre, tandis que c'est précisément l'inverse qui est vrai : mais, outre qu'elle était une tentative digne de remarque pour donner une explication cinétique de la gravitation, elle avait le mérite d'expliquer l'attraction des graves vers le centre de la terre, par opposition à la théorie de Descartes qui n'y avait point réussi, et d'expliquer en outre « incrementum impetus ob novam ubique inter descendendum in qualibet aetheris liberi aut liberioris, quam rei illius ratio fert, parte impressionem » i. Rien n'était plus simple ensuite que de déduire de là soit « caetera mechanica ac statica phaenomena communi more modoque », soit les différents poids des corps à proportion de la quantité d'éther qu'ils contiennent, et par suite tous les phénomènes hydrostatiques 2 et aérostatiques 3.

En résumé, la cause générale de la pesanteur des corps est donc dans l'effort de l'éther pour rétablir l'égalité de son mouvement (motus aequabilitatem) 4, troublée par la présence de ces corps hétérogènes ; car lorsqu'il les frappe sans réussir en les frappant à en disperser les parties et à leur donner peu à peu une subtilité égale à la sienne, le seul moyen qu'il ait de rétablir l'égalité de son mouvement est de les rejeter vers le centre de la terre : « nam aether circulatione sua res justo densiores aut dis'pergit, ont cum non potest, deprimit : ex hoc oritur gravitas 5 » ;

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