‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie; avec une préf. de R. Thamin, et une introd. de J. GrosjeanChapitre 92 sur 170 · Gerh., Phil, I · texte numérisé non relu

Gerh., Phil, I

3. V. § 57, p. 209 on haut. Prop. 20 do la Loftro à Fabri. Cf. ci-dessus note 2, p. 121.

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les espaces intersidéraux ; témoin rcxplicalion qu'il donne de la lumière, non plus, comme chez Descartes, par une simple pression transmise en ligne droite et d'un seul coup du centre à la périphérie des tourbillons par les corpuscules ronds du second élément, mais par une projection ou par une émission de particules solaires, et par le conatus qui en résulte dans l'élher et qui s'y propage à l'infini conformément au prmcipe de Ilobbes ; témoin l'explication capitale cl qui domine tout dans YlhjpoUwais })Jiysica nova, de la cohésion dite première des corps, laquelle dérive loujouis d'un mouvement conspirant, et même de cette cohésion dite secondaire par la pression d'un fluide extérieur élastique, tel que l'air, laquelle explique dans les corps tous les degrés de la fermeté ou de la solidité i. Témoin enfin le sens particulier que prêtait Hobbes à la divisibilité à l'infini, et qui le conduisait à admettre Texistence à l'infini aussi de fluides de plus en plus subtils, ou, comme s'exprime Lcibnitz, en en faisant l'application à la théorie des bulles, de mondes dans les mondes à l'infini 2. Ce qui lui est commun avec Descartes, c'est la foi dans les principes généraux du mécanisme et notamment dans le principe de la conservation des quantités de mouvement ; mais en ce qui regarde la foi dans le mécanisme, elle n'était pas plus grande chez Descartes que chez Ilobbes, et on reconnaît sans méprise possible l'influence de Hobbes dans le principe professé par Leibnitz qu'aucun corps ne se meut qui ne soit mû par un autre contigu au premier ; et en ce qui regarde le principe de la conser- Aation des quantités de mouvement, nous avons déjà vu comment Leibnitz, en le rattachant au principe hobbésien de la composition des conatus, l'entendait en un sens qui. bien loin de s'accorder avec celui de Descartes, y répugnait au contraire aussi bien par la négligence du terme de la masse (magnitudo) dans l'expression de la quantité du mouvement (mv) que par la conséquence de la ten-

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