‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 115 sur 319 · Nature humnine, pp · texte numérisé non relu

Nature humnine, pp

KTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.

clianls mvers; et c'est cet équilibre qui est la cause de l'illusion de la liberté ; mais sous cette complexité apparente se cache la loi très simple qui préside à la continuité du mouvement et qui est toute mécanique.

Hobbes affirme encore cette pensée dans le passage suivant : « Comme vouloir faire est désir, et vouloir ne pas l'aire est crainte, la cause du désir ou de la crainte est aussi la cause de notre volonté ; mais Faction de peser les avantages et les désavantages, c'est-à-dire la récompense et le châtiment, est la cause de nos désirs et de nos craintes, et par conséquent de nos volontés ; en conséquence, nos volontés suivent nos opinions de môme que nos actions suivent nos volontés. C*est dans ce sens qu'on a pu dire que l'opinion gouverne le monde ^. »

On a eu tort d'appeler la volonté un « appétit rationnel », car outre que les animaux délibèrent et par conséquent sont doués de volonté comme nous, n'arrive-t-il pas bien des fois que la volonté s'élève contre la raison».

En résumé, la volonté n'est donc que la forme la plus élevée du désir; elle suppose la délibération; mais elle est une résultante, qu'on pourrait déterminer mathématiquement, en construisant le parallélogramme de nos désirs, de nos craintes et de nos passions, véritables forces multiples et aveugles de notre être conscient. Telle est la nature humaine.

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