‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 124 sur 319 · Reg., VI ; « Absolutum voce quidquid, etc · texte numérisé non relu

Reg., VI ; « Absolutum voce quidquid, etc

LA lliÉTHODE DE DESCARTES.

sa pensée en donnant une liste de relali[s exactement corrélative de la liste des absolus : « Est relatif tout ce qui est dépendant, ce qui est effet, ce qui est composé, particulier, multiple, inégal, dissemblable, oblique, etc. ; et ces relatifs sont d'autant plus éloignés des absolus, qu'ils contiennent un plus grand nombre de rapports en subordination réciproque (quo plures ejusmodi respectus sibi invicem subordinatos continent *). »

Ce premier texte ne laisse aucun doute sur l'importance attachée par Descartes à ce qu'il appelle, d'un mol latin auquel il est, croyons-nous, le premier à donner une signification aussi forte, un respectus, en français, une relation ou un rapport ; mais voici qui achève de donner à sa pensée la dernière précision : ces rapports qui relient le relatif à l'absolu, nous ne devons pas nous contenter d'en apercevoir vaguement la continuité, et de constater qu'ils sont, selon les cas, plus ou moins nombreux : nous devons les déterminer avec soin, « les distinguer tous, et observer leur connexion mutuelle et leur ordre naturel, de telle sorte que nous puissions aller du dernier au premier, c'est-à-dire à celui qui est le plus, absolu, en passant par tous les autres 2 ». Il y a plus, nous devons en fixer le nombre : « Les natures relatives, en effet, dit Descartes, ne peuvent être connues autrement qu'en les déduisant des natures simples, et cela, soit d'une manière immédiate (immédiate et proxime), soit par deux ou trois ou plusieurs conclusions distinctes, dont le nombre doit être noté {quarum numerus etiam est notandus), afin de reconnaître si les natures relatives sont éloignées de la proposition primitive et simple d'un nombre plus ou moins grand de degrés ; et tel est partout l'enchaînement des conséquences (consequentiarum contexlus), d'où naissent les séries des objets de nos recherches, séries auxquelles toute question doit être ramenée, si l'on veut la soumettre à une méthode rigoureuse 3. »

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