‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 158 sur 319 · Gerh., Phil, VI, p · texte numérisé non relu

Gerh., Phil, VI, p

5. V. Système nouveau de la nature, etc., Gerh., Phil., IV, p 478 • « Au commencement, lorsque je m'étais affranchi du joug d'Aris^ tôle, j avais donné dans le vuide et dans les atomes, car c'est ce qui remplit le mieux l'imagination. « Cf. Lettre à un ami en France. Erdm., p 699. Ep. ad Burnett, Gerh., PhiL, III, p. 205. -- Ep. ad Clarke, VII, p. 377. ^ ^ y

Ce qui le séduit dans l'hypothèse des atomes, c'est qu'elle donne le moyen de ramener toutes les qualités des corps a la figure et au mouvement de leurs plus petites parties, c'est-à-dire à des propriétés qui relèvent uniquement de la mécanique et en dernière analyse de la géométrie, dans la mesure où la mécanique n'est elle-même qu'une extension de la géométrie ; et c'est ce qu'il faut entendre lorsqu'il dit et répète que l'atomisme donne une pleine satisfaction à Vimaginalion,

Rien ne pouvait donc lui paraître si propre à résoudre le problème général posé par Galilée, à savoir traiter tous les phénomènes de la nature comme des mouvements, et en rendre compte par les lois du mouvement, que l'hypothèse selon laquelle on remonte jusqu'aux éléments des corps, définis quant à leur grandeur et quant à leur figure, pour leur donner ensuite les mouvements convenables, dérivant à la fois de cette grandeur et de cette figure et des lois générales de l'échange du mouvement. Et de même qu'il a connu par Gassendi surtout celte position générale du problème de la nature par Galilée, beaucoup plus qu'il ne l'a connue par Galilée lui-même, de même il a reçu du même Gassendi la connaissance de l'hypothèse fondamentale des atomes qui permet de résoudre simplement ce problème général. Il reconnaît encore en 1714 la valeur scientifique de l'atomisme, considéré comme méthode de recherche ou comme hypothèse auxiliaire, très utile sinon indispensable aux physiciens : « Il est vrai que celte hypothèse peut contenter de simples physiciens Ainsi on

pourrait se servir de la philosophie de M. Gassendi i »

Toutefois, la manière dont il conçoit le problème à résoudre et dont il l'énonce dans le De arle comhinaloria rappelle plus la manière d'Epicure qui faisait avant tout dépendre le caractère du composé, phénomène ou corps, de la position et de la (igure des atomes composants, que la manière des modernes, qui le faisaient dépendre avant tout du mouvement cl des combinaisons ou échanges do

Page 1