‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 181 sur 319 · Gerh., Phil, IV, p. 234. Problema générale · texte numérisé non relu

Gerh., Phil, IV, p. 234. Problema générale

de ceux-ci les vraies lois du mouvement, soit par la seule observation et d'une manière purement empirique (ou, comme nous dirions, par induction), soit par l'union du raisonnement et de l'observation 1. Et ils n'ont abouti ainsi, sans excepter Galilée et Honoratus Fabris, qu'à une Phoronomie expérimentale, « vel simplcx, solis observationibus constans, vel consequentiis observationum, abstractarum regularum complicatione structis mixta s ».

Or il se peut qu'ils aient ainsi mis notre connaissance en état de suivre et môme de prévoir les mouvements sensibles et réels de la nature *, qu'ils aient même mis notre art 5 en état de les reproduire avec une exactitude et une précision largement suflîsantes pour la satisfaction de nos besoins pratiques « ; mais on ne peut pas dire qu'ils en aient rendu un compte rigoureux, qu'ils les aient expliqués avec l'exactitude qu'exige notre raison et qu'exige la science. La construction mécanique du mouvement (et Leibnitz par mécanique entend exclusivement la science ciui se confond avec la Phoronomie expérimentale et l'art qui s'y appuie 7) est donc réelle, si l'on veut, en ce sens qu'elle rend compte tant bien que mal des mouvements réels ou qu'elle les produit s, mais elle n'est point exacte », faute d'avoir substitué les vraies lois du mouvement aux pures lois empiriques, dérivées par induction de la seule observation. Le devoir du philosophe, qui se propose avant tout la connaissance exacte de la nature, la seule qui soit capable de le conduire à la connaissance de Dieu et même de l'âme w, est donc de renoncer à une telle méthode et de fonder enfin une Phoronomie rigoureuse comme la géo-

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