‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 188 sur 319 · Gerh., P/iiî., IV · texte numérisé non relu

Gerh., P/iiî., IV

3. Cf. p. 18, note 3. « Lcibnitz est souvenu revenu dans la suite sur l'usage en optique de ce principe de la moindre action d'où il tirait la preuve que « les causes llnales servent en i)l)ysique ». \oy. par exemple Ibid., p. 340 : « Ainsi on voit que les causes linales servent en physique, non seulement pour admirer la sagesse de Dieu, mais encore pour connoislre les choses et pour les manier. J'ay montré ailleurs, que tandis qu'on peut encor disputer de la cause elliciente de la lumière, que M. Des Carlos n'a pas assés bien expliquée, comme les plus intelligens avouent maintenant, la cause finale suflit pour deviner les loix qu'elle suit : car pourveu qu'on se figure que la nature a eu pour but de conduire les rayons d'un point donné à un autre point donné par le chemm le plus facile, on trouve admirablement bien toutes ces loix, en employant seulement quelques lignes d'Analyse, comme j'ay fait dans les Actes de Leipzig. » Cf. ibid., p. 318.

que Dieu en fil, comme dit Leibnitz, un tel système*, y mil, comme il dit encore, une telle économie (œconomia), qu'il modérât les effets immédiats des lois abstraites du mouvement, et qu'il les fît converger vers les effets réels cl vers les phénomènes observés par les sens. 11 fallait à la fois qu'il tirât le physique du géométrique, et pourtant qu'il le fît différent des effets immédiats que l'on pourrait déduire du pur géométrique. Il fallait en un mot qu'il ménageât par une organisation générale du monde le passage du géométrique au physique : et c'est ici qu'il faut admirer la pratique de Dieu opérant géométriquement dans l'économie de l'univers (atque hic admirari licet praxin Dei in œconomia rerum gcometrisanlis) ^. Ce qui manque en effet au corps pris en lui-même (corporibus rudibus), au mobile primitif simplement défini par les limites fixes de sa figure géométrique et par conséquent dur, pour suivre par exemple dans le choc les lois expérimentales de la réflexion, c'est l'élasticité 3 ; pour permettre à un corps et dès lors pour permettre à tous les corps de suivre ces lois, et en général toutes les lois bien connues et dûment constatées de l'Optique, de la Musique, de la Statique, de VElastica, de la Science du choc ('nlriynai seu de impetu et pcrcussione), voire même de la Myologie, de la Pyrotechnique et de la Mécanique universelle *, c'est donc l'élasticité et même une élasticité parfaite qu'il cùnvenail au suprême degré de donner à leurs éléments ; et tel est le problème que Dieu devait résoudre en solution réelle, par un acte non seulement de son intelligence, mais de sa volonté créatrice, et qu'à notre manière nous devons résoudre aussi en solution imaginaire &, à la faveur d'une

1. Gerh., P/u7., IV. p. 187 (§ 20-21), p. 202 (§ 40), p. 216 (§ 59). Cf. Gerh. Malh., VI, 240. — Phoranomus in Archiv., I, p. 577.

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