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ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.
LA PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBNITZ
hypothèse unique qui nous permette de retrouver la sohilion divine. Or à celte solution suffît l'hypothèse d'un éther i baignant tous les corps, par exemple le soleil et les planètes de notre système, et remplissant toutes les parties de l'espace que les corps n'occupent point, pourvu seulement qu'on explique comment, sous les lois abstraites du mouvement ^ la rotation solaire lui communique autour de notre terre et des autres planètes une circulation d'où naît pour toutes les parties de la terre, pénétrées par Téther, l'élasticité requise par les lois concrètes du mouvement.
Pour résoudre complètement le problème du mouvement, le philosophe, que ne peut contenter la simple mécanique, réelle, mais non exacte, est donc tenu, s'il veut faire œuvre de science, d'en étudier d'abord les lois abstraites et rationnelles, en dehors du système et de l'économie des choses ; il doit, s'il ne veut point laisser, comme on l'a fait jusqu'à Leibnitz, de ténèbres dans la nature du mouvement (ex his apparet quantum lenebrarum in nalura motus a philosophis sit relictum »), constituer une Phoronomia Elementalis : c'est l'objet de la seconde Dissertation de Leibnitz, adressée à l'Académie des sciences de Paris sous le litre significatif que voici : Theovia motus abstracti] seu rationes Moluum universales, a sensu et phaenomenil mdependenles ; ou, comme il la désignait plus tard dans le Spécimen dynamicum de 1695 : « Theoria motus a systemale abstracta*. » Alors seulement il sera en état de rendre compte par les mouvements de l'élhcr, qui aussi bien primitivement est soumis aux lois de celte Phoronomie rationnelle ou elementalis, de l'élasticité des corps, de l'organisation du système, et de l'économie des choses, enfin des mouvements réels qui, sous des lois physiques déri-
1. « Sed admirando Creatoris sive artificio sive ad vitam neccs- •ano benefîcio, omnia corpora sensibilia ob fptheris circuTaUo^Pm per hypothesin nostram sunt Elastica... ., p m '^''"^«^'^"^^n
z. /ota., p. 235.