Ibid., p
ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.
Mouvement ces indivisibles, précisément parce qu'ils seraient, non pas des éléments, mais de purs minima et de pures limites 1. Pour Tinstant, il postule la conciliation des deux propositions, plutôt qu'il ne la justifie, et ne la rend acceptable qu'au prix de la suivante : « Punctum non est, cujus pars nulla est*, nec cujus pars non consideralur3; sed cujus exlensio nulla est, seu cujus partes sunt indistanles, cujus magnitudo est inconsiderabilis, inassignabilis, minor quam quae ratione nisi infinita ad aliam sensibilem exponi [)0ssit, minor quam quae dari polest^. » Le point dont il est ici question, pas plus que celui de Hobbes, n'est donc pas le vrai point de la géométrie : on se refusant tous deux à en faire un minimum, Leibnitz comme Hobbes ^ (qu'il a certainement ici en vue) en font un divisible au sens géométrique ; et c'est pourquoi peutêtre, dans une lettre à Arnauld «, il commettait l'inadvertance de dire : « nulla esse indivisibilia (au lieu de minima), esse tamen inextensa ^ » Mais l'un en en faisant les parties « indistantes », et l'autre en demandant qu'on ne les « considère point » », ce qui revient à en faire la grandeur plus petite que toute grandeur donnée, se ménageaient l'avantage d'y trouver dans la pratique une véritable différentielle, bien que leur commun défaut fût de dépouiller