‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 196 sur 319 · Gerh., Phil, I · texte numérisé non relu

Gerh., Phil, I

7. Cette formule est d'ailleurs peut-ôtre préférable ft l'autre. Mois Leibnitz ajoute plus bas : h Addidi ex phoronomia indivisibilium... » C'était donc une simple inadvertance.

«. Examin. et emendaiio mathem. hodirrnae. Dial. II, édition d'Amsterdam, 1667, p. 39 : « Punctum est corpus, cujus non consideratur (id est, non intrat in Dem. geometricàm) ulla Quantitas. » a. surtout De Corpore, p. III, ch. xv, § 2.

LA PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBMTZ

celle-ci de son idéalité ^ et d'y voir une réalité en acte. Pour la première fois, sous l'influence de Hobbes et de Cavalieri, Leibnitz introduit donc dans sa philosophie le symbole fécond de l'infiniment petit, dont il devait plus tard fixer le sens exact et faire le principe d'une nouvelle analyse.

B. — De conalu el molu.

Ces principes posés, il reste à les appliquer à l'analyse du mouvement, pour en approfondir la nature et l'essence, pour le construire, et de cette construction, selon la méthode des géomètres, en dériver les lois.

Qu'il soit un continu, nous l'avons vu ; mais il est intéressant de rappeler ici la raison qu'en allègue Leibnitz parce qu'en énonçant le principe de l'inertie, il est amené à faire du mouvement rectiligne et uniforme le seul mouvement qu'on puisse définir comme restant identique à lui-même et comme un pendant le temps où on le considère. Si le mouvement, en effet, dit-il par allusion à Gassendi, n'était point continu, c'est qu'il serait à chaque instant « quietulis interruptus ^ » ; mais « ubi semel res quieverit, nisi nova motus causa accédât 3, semper quiescet ». Et il ajoute : « Contra, quod semel movelur, quantum in

1. Il faut noter cependant les réflexions intéressantes de Hobbes sur la division, qui le conduiraient à faire des éléments obtenus par division et par conséquent aussi des derniers, de véritables idéaux : « Divisio est opus intellectus, inlellectu facimus partes... idem ergo est partes facere^ (juod partes considerare. (Exam. et emend. math. hod. Amst. p. 39.) Cesser de les considérer, ou les regarder comme « inconsiderabiles », c'est donc les rendre « inassignabiles » et les traiter comme « inexistentes ».

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