Prop
5 fi 33
6*. Th. m. concr., § 33, 107. Cf. Gerli., PMI, I, 78. 7. §§ 34 et 35, 197 sqq.
LA PREMIERE PHILOSOPHIE DE LEIBXITZ
tique qui donnait dans sa pensée aux phénomènes électriques, par une ainlicipalion remarquabl'e des théories modernes, la même portée et la même universalité qu'à la gravitation.
Aux mouvements sympathiques qui sont « verticilas et attractio ^ », Leibnitz opposait le mouvement antipathique ou réaction, « cujus subtilissimis varielalibus iu natura rcrum pleraque peraguntur^ », quoique, disait-il, « si inleriora spectcs, nulla est in corporibus nec antipathia nec sympathia ». El de même qu'il attribuait les premiers au mouvement par lequel le mouvement de l'éther « deprimit » les corps hétérogènes qui le troublent et les « rejicit in locum debiliorem, scilicet versus centrum telluris vel versus polos », de même il attribuait le second, auquel il ramène l'ensemble des réactions chimiques, au mouvement par lequel il disperse, quand il le peut, les parties des mêmes corps, pour les réduire à une subtilité égale à la sienne. Et la réaction chimique se trouvait ainsi rapprochée de l'élasticité, comme l'attraction magnétique de la gravitation. Le principe supérieur d'où il lire l'interprétation générale des phénomènes chimiques semble être que, pour chaque région du monde traversée par l'éther, mais occupée par la terre, par l'eau, par l'air ou même par l'éther seul, un tel régime d'équilibre doit à la fin s'établir entre les mouvements de ces différents éléments et la circulation de l'éther, que celui-ci ne peut plus rien changer au mouvement de ceux-là. A peine est-il besoin d'ajouter que l'équilibre résulte tant de leurs mouvements que de leur densité. Si donc l'on donne comme Leil)nil7. le nom de masses (massae) tant à ces éléments 3 qu'à la ma-