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3. «Hobbius tollit montes incorporeas, tollit indivisibilia vera », //.;</., IV, 240.
i. « Nullus conatus sine motu durât ullrn momentum, praeterquam in mentibus. » Ibid., IV, 230.
5. « Ergo omnem motum esse circularem aut ex circularibus compositum. aut sallem in se redeuntem. » Gcrh., Phil, VII, 259. Cf. à Arnauld. Ihid., I, 72.
LA PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBMTZ
moment, c'est au contraire la loi suprême des mêmes conatus dans l'esprit d'y durer par le souvenir et d'y persévérer sous leur composition géométrique et sous le mouvement simplifié qui en résulte ; du corps, qui est Tensemble de ces mouvements continuellement modifiés, il faut donc dire qu'il ne retient point au delà d'un moment, à l'instant du concours, son conatus propre et le conatus étranger qui le modifie * ; par le souvenir, au contraire, l'esprit garde l'un et l'autre. El Leibnitz pouvait dire que si dans les corps le conatus, qui ne laisse trace de soi dans le mouvement résultant que par la direction qu'il contribue à lui imprimer, est indestructible seulement quoad determinationem, tandis que disparaît le degré de sa vitesse, dans l'esprit au contraire il garde jusqu'au degré de sa vitesse 2, ou du moins jusqu'au degré de la tendance qui en est le fondement. Ce qui est dans l'espace composition géométrique, diminution, et simplification, et ce qui n'y dure, en engendrant le corps, que dans la trajectoire des mouvements résultants, persévère dans l'esprit comme synthèse d'éléments qui constituent une harmonie jusque dans leur opposition : « ul corpus in motuum tractu, ita inentem in conatum harmonia consistere3 » ; et, à vrai dire, tout état de conscience est une harmonie présente qui naît de la composition des harmonies antérieures, comme le mouvement présent d'un corps naît de la composition des conatus précédents : « motum corporis praesentem oriri ex praccedenlium conatuum coniposilione, conatum mentis praesentem, id est voluntatem,
ex compositione harmoniarum praecedentium in unam novam... * »
Au moment du concours, et dans l'instant précis où, se
1. « ...Conalum simul suum et alienum conlrarium... non relinel ultra momentum. » Ibid., IV, 230.
• l' \ ^9"?*""^ omnem in corporibus quoad determinationem esse mdeslruibilem, in mente eliam quoad gradum velocilalis... »
est défèrf^;use.^ "^^^^ "^"^ ^"^ ponctuation du texte de Gerhardt