‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 256 sur 319 · Ibid · texte numérisé non relu

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ÉTUDES d'histoire DE LA PUILOSOPUIE.

LA PREMIÈRE PHILOSOPHIE DE LEIBMTZ

un mouvement circulaire, parce que ce mouvement n'est pas assez simple pour qu'elle s'en puisse souvenir pour ainsi dire. Elle se souvient seulement de ce qui lui arrive dans le dernier moment ou plutôt in ultimo signo rationis *, c'est-à-dire elle se souvient de la direction selon la droite touchante, sans avoir le don de se souvenir du précepte qu'on luy donneroit de se détourner de celte touchante pour demeurer toujours dans la circonférence. C'est pourquoy le corps ne garde pas le mouvement circulaire, quoyqu'il ait commencé de l'exercer, à moins que quelque raison ne l'y oblige *. » Mais ce n'est point seulement en direction que les conalus concourants s'amoindrissent s, c'est aussi et c'est à un tel point dans le degré de leur vitesse* que Leibnitz n'hésite point, dans une pièce du môme temps que VHypothesis déjà citée, à écrire : « Plures circulaliones conari coire in unam, seu corpora omnia tendere ad quielcm, id est annihilationem &. » Bien loin d'être éternel, ou comme disent les modernes et comme disait Descaries, bien loin que la même quantité s'en conserve dans le monde, le mouvement, au contraire, s'y éteindrait donc d'autant plus rapidement que les conalus y entrent en conflit en chaque point de l'espace, s'il n'était soumis qu'aux lois et aux principes de la géométrie.

Il faut donc, s'il s'y conserve d'une manière évidente, qu'il y soit encore soumis à d'autres principes et qu'il y soit maintenu par une cause qui ne peut êlre encore que Fesprit. Leibnitz n'en a clairement indiqué les raisons que bien des années plus tard «, mais elles étaient en germe

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