‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 261 sur 319 · Ibid., VII · texte numérisé non relu

Ibid., VII

5. « Ueber die Worle molum fuisse aeternum bat Leibnitz geschrieben : polest diminui sine fine. » Note de Gerhardt, Phil, VII,

ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.

il à Jean Frédéric*, vi principiorum philosophiae emendatae necesse esse, ut detur in omni corpore principiuni» inlimum incorporeum subslantiale a mole distinclum, el hoc illud esse, quod veleres, quod Scholaslici substantiam dixerinl, etsi nequiverinl se distincte explicare, multo minus senlentiam suam demonstrare. » De même à Arnauld : « principium autem motus seu substantiam corporis extensione carerc 2. » Et il n'est pas douteux que ces conséquences, loin de lui être apparues tardivement, étaient présentes à son esprit dès Tépoque où il écrivait la Tkeoria motus abslracii, puisque nous y lisons : « hic aperitur porta prosecuturo ad veram corporis mentisque discriminationem, hactenus a nemine explicatam^. »

Au reste, c'est le trait tout à fait remarquable de la doctrine de Leibnitz que si le corps, d'une part, comme un être incomplet et qui n'est point la source de ses actions, requiert à tout instant l'existence et l'action d'une substance véritable, il est vrai, en revanche, que celle-ci,„ d'autre part, y trouve une expression si juste de son action, que non seulement le monde des corps et le monde des esprits sont comme les deux faces d'une même réalité, mais qu'en outre, il n'est rien dans la nature de l'âme qui, en quelque manière, ne prenne corps dans l'espace et qui, en conséquence, ne soit susceptible d'être expliqué géométriquement *.

C'est, en effet, parce que l'âme est un point, ou mieux parce qu'elle est un centre qu'on peut enfin comprendre ses deux propriétés fondamentales qui sont en premier . lieu, malgré la multiplicité, sinon de ses parties, du moinsde ses actions, d'être « sibi intime praesens », et d'exercer sans cesse cette action sur soi qui la distingue du corps**

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