II. — Division de la philosophie
Il résulte de la discussion qui précède, que la philosophie est la recherche des modes de production, ou, pour employer l'expression même de Hobbes, de la génération des choses, en vue d'expliquer leurs propriétés. Or il en existe deux principales : r une génération naturelle, ou la Nature ; 2" une génération volontaire, qui résulte des conventions des hommes entre eux et de leurs pactes « dans la Cité.
passe ainsi à des idées de plus en plus simples, et on arrive en dernière analyse aux idées très simples de l'étendue et du mouvement, qu'on définit. Puis, par la définilion des mouvements les plus simples, on obtient la notion de la ligne, celle de la surface, celle du volume, et la géométrie se constitue peu ù peu ; les mouvements plus complexes, considérés en eux-mêmes, deviennent l'objet de la mécanique ; la physique passe de l'étude des mouvements visibles à celle des mouvements invisibles des plus petites parties des corps ; enfin Yéthique considère les mouvements des esprits, qui sont de tous les plus complexes et les plus délicats. Le double mouvement d'analyse et de synthèse saute aux yeux dans ce passage.