d., II, IX
4. « Accidenlia respectu accidenlium quae anlecedunt sive tempore priora sunt, si ab aliis non dépendent ut a causis contingentia appellanlur ; respectu, inquam, eorum a quibus non generantur ; nam respectu causarum suarum, omnia aeque necessario eveniunt ; siquidem enim non necessario evenirent, causas non haberent, quod de rébus generalis intelligi non potest. » /d., fbfd., S 10.
LA PHILOSOPHIE DE HOBBES
duire à la condition qu'elle soit appliquée au patient ; puissance et cause eUiciente désignent donc le même objet, mais tandis que la cause n'existe comme telle qu'après la production de l'effet, la puissance est puissance auparavant, eu égard à l'avenir.
S'il y a une puissance dans l'agent, ou potentia activa, il y a aussi une puissance dans le patient, ou potentia passiva, identique à la causa materialis ; la potentia passiva, «comme la potentia activa, est relative à l'avenir.
De même que la réunion de la causa e[[iciens et de la causa materialis donne la causa intégra, de même la réunion de la potentia activa et de la potentia passiva constitue la potentia intégra ou plena.
L'effet, qui est tel par rapport à la cause, est acte par rapport à la puissance *.
De ce qui précède, il suit qu'une seule puissance est réellement puissance, c'est la potentia intégra, et qu'elle €st nécessairement suivie de son acte, puisque en un sens ■elle lui est identique. Inversement un acte n'est possible dans le strict sens du mot qu'autant que la puissance <ictive est réunie à la puissance passive, mais non quand l'une ou l'autre seulement est donnée 2. Aussi dans le sens rigoureux des termes, tout acte vraiment possible sera-t-il produit quelque jour ; et réciproquement, tout ce qui n'est, ne fut, ni ne sera, doit être range dans la catégorie des choses impossibles *. C'est l'identité du possible et du nécessaire, proclamée par Hobbes avec la même énergie •que par Spinoza, et appuyée au fond sur un motif semblable : la synthèse nécessaire des idées, dont les rapports découlent nécessairement les uns des autres.