‹ Études d'histoire des sciences et d'histoire de la philosophie [microform]Chapitre 66 sur 319 · d., II, IX · texte numérisé non relu

d., II, IX

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ÉTUDES d'histoire DE LA PHILOSOPHIE.

La relativité des termes cause et eflel est peut-être pour la première fois, dans les temps modernes, affirmée avec cette netteté ; et on doit faire honneur à Hobbes d'avoir cessé, avant Hume, d'y chercher un lien substantiel et de n'y avoir vu qu'un lien synthétique entre des accidents, c'est-à-dire entre des phénomènes : « causa enim dici non

potest nisi respeclu sequentis ; partium aulcm intcr-

mediarum (entre le commencement et la fin d'une série) unaquaeque et actio et passio, et causa et effeclus est, prout cum parte antécédente vel subséquente comparatur*. »

De cette analyse de l'idée de cause résultent des conséquences importantes :

P Pour que l'effet puisse être produit, la cause doit être « intégra » ; et inversement, quand l'effet est produit, c'est que la cause a été « intégra » ; celte proposition contient comme conséquence la liaison irrévocable des effets cl des causes ^.

2* L'action identique d'un corps sur un autre corps, toutes circonstances étant les mêmes, produit les mômes effets ; la diversité des effets ne provient que de la diversité des causes 3. Tous les phénomènes sont donc nécessaires et leur place est déterminée d'avance dans la série dont ils font partie ; s'ils sont contingents, c'est relativement à d'autres accidents qui les précèdent sans être leurs causes ; mais relativement à leurs causes, ils sont nécessaires, autrement il n'y aurait plus de causalilé *.

Aux notions de la cause et de l'effet répondent celles de la puissance et de l'acte : on appelle puissance la causa •effîciens (l'agent), relativement aux e[lets qu^elle peut pro-

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