De Corpore, id., ibid., p
7. « Taclu senliunlur calida quidem et (rigida, etiam remotOr cœlera ut durum, molle, asperum, laeve, non nisi conligua. Organum tactus est membrana quaelibet meningi lenerae continua, quae per totum corpus ila diffusa est, ul nulla pars corporis premi possit quin prematur eliam ipsa ; sentiuntur itaque quae premunt ul durum vel molle, id est, magis vel minus durum ; sensio autem asperi nihil aliud est quam innumerae sensiones duri el
Le {eu qui produit la sensation du chaud n'est, d'ailleurs, qu'une agitation des petites particules de l'éther, identique à l'agitation qui produit la sensation de lumière ou de couleur sur l'œil.
Concluons qu' « il n'y a réellement dans le monde, hors de nous, que les mouvements par lesquels ces apparences (les représentations) sont produites * ». Celle réduction remarquable de tous les agents physiques au mouvement rappelle celle de Descartes.
Mais le mouvement, même propagé à travers les organes du corps jusqu'au cerveau, n'explique pas encore d'une manière complète le « phantasma » ou représentation. Il en constitue bien les premières conditions que nous résumons en deux points :
P Mouvement extérieur des objets et des milieux (les agents physiques).
2* Mouvement organique des parties internes du corps (les mouvements des nerls).
Mais quand on a posé que du mouvement a été communiqué au cerveau par les nerfs optiques, acoustiques, olfactifs, etc., on a établi, si l'on veut, que le « cerveau a du mouvement », mais non qu'il a de la lumière, ou « du son », de l'odeur, de la saveur, du chaud, du froid.
Pour qu'il y ait sensation (sensio), phantasma (représentation), il faut qu'il y ait réaction de la part du cerveau sur les nerfs qui l'excitent (àv-ciTuirCa). Cette théorie de la réaction du cerveau est capitale dans la théorie de la perception de Hobbes, et il y revient chaque fois qu'il traite de ce sujet. La sensation n'est donc pas pour Hobbes l'im-. pression produite sur le cerveau par les objets ou mouvements extérieurs, elle n'est pas un mouvement centripète ; c'est la réaction du cerveau sur le système nerveux et par son intermédiaire sur les objets du dehors, c'est un « conatus » ou effort de résistance de l'être sentant contre
(luri sibi invicem et brevissimis lemporis et loci inlervallis succedenlium. »