‹ Études d'histoire du Moyen Âge, dédiées a Gabriel MonodChapitre 11 sur 340 · DE QUELQUES PASSAGES DE GRÉGOIRE DE TOURS · texte numérisé non relu

DE QUELQUES PASSAGES DE GRÉGOIRE DE TOURS

pouvoir capable de leur imposer le respect de la loi. De mettre à mort un de leurs sujets sans motif légal, sans forme de procès, et à leur bon plaisir, ils ont eu la force mais non le droit. Ils n'étaient alors justiciables que de Fopinion publicjue. Chilpéric commit plus d'un assassinat. Aussi Grégoire de Tours Tappelle-t-il le Néron et l'Hérode de son temps'. Et plus loin : « Qiielle fut la malice de ce roi, les récits qui précèdent le montrent. Souvent il dévasta et incendia un grand nombre de contrées, sans en ressentir aucune douleur, mais plutôt de la joie, comme autrefois Néron déclamant au milieu de ses palais en flammes. Souvent il punit injustement des hommes pour avoir leurs biens. » On savait donc distinguer ce qui était abus de pouvoir de ce qui était l'exercice régulier de l'autorité royale.

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