Op. cit., 1 70-1 7 I
5. Le diplôme est publié dans André Ducliesne, H/s/oire généalogique de la maison de Montmorency et Laval (Paris, 1627, in-fol.), Preuves, p. 23.
6. Du Cange renvoie encore à une charte publiée par Louvet, Histoire de Beauvaisis, I, 691, mais à tort. Dans l'acte en question, la fondation de Saint-Nicolas de Beauvais en 1078, il n'est pas question d'Amauri et je ne vois pas davantage son nom dans la longue
ste des souscriptions. Un autre renvoi à dom Marrier, Monasteri.. S. Martini de Campis Parisiensis historia (Paris, i636, ia-40, p. 5o5-5o6), est également dépourvu de toute signification : on y voit figurer un Amauri, fils de Raoul le Délié, seigneur de Pontoise, qui consent à la donation faite par son père à Saint-Martin des Champs de l'autel de Meru. Cet acte se place entre iio5 et 1108. Voy. Luchaire, Louis VI, n" 70, p. 37.
7. D'Arbois de Jubainville, Histoire des ducs et comtes de Champagne, 11, 63-142.
2o6 FERDINAND LOT
5° Hues qui Retel tint (ii, 44).
Plusieurs comtes de Rethel sont ainsi appelés. Il ne peut être question naturellement de Hugues II (i 200-1 228) ni à plus forte raison de Hugues III (1228-1243). Le seul admissible est Hugues I^'' mort en 1097 '•
6" De Saint-Mihiel quens Hues li floris (i, 292 ; 11, i63).
La propriété de Saint-Mihiel appartenait nominalement à l'abbaye de ce nom. Mais, depuis le x^ siècle, le pouvoir réel était aux mains des comtes de Bar, qui avaient usurpé l'avouerie de l'abbaye ". Ce comte « Hues » doit donc être cherché parmi les comtes de Bar. Nous n'en trouvons aucun de ce nom à la vérité. Mais un certain Hugues fils du comte Renaud le Borgne, né dans le château de Mouson en iii3, au moment du- siège de cette forteresse par l'empereur Henri V, paraît avoir été un personnage turbulent. Il fit plusieurs guerres contre les Verdunois et mourut en défendant le château de Bouillon, en 1141, neuf ans avant son père, si l'on en croit VArt de vérifier^. Il paraît bien probable qu'il ait eu avec son père l'avouerie de Saint-Mihiel.
70 C'est également à la maison de Bar que semble appartenir Thierri d'Ardenne U, io3 ; 11, 164). Thierri II (1093 à 1104 environ) fut non seulement duc de Bar et de Montbéliard, mais comte de Mouson. Ce dernier comté touche à l'Ardenne ^
8'' Des monts d'Aussai i vint li cuens Thierris (1, 292). Aus monts d'Aussai ni'en irez à Thierri Il est mes oncles, si ne me doit faillir (11, 102, i63, 3o). Ce personnage est différent du précédent. Au t. 11, p. i63 et 164, ils sont distingués Tun de l'autre. Selon P. Paris l'Anssrt; c'est l'Alsace et les monts d'Aussai les montagnes de l'Alsace, les Vosges, Et l'examen de la géographie du poëme lui donne raison. Thierri d'Aussai est nommé (i, 294) au milieu des comtes de Bar-le-Duc, Toul et Saint-Mihiel, après des personnages de Sarrebruck, Luxem-